Les privatisations à l’ère Macron

Les privatisations à l’ère Macron



La politique du «en même temps» conduit ce gouvernement à privatiser tout en conservant ses prétentions d'État stratège

Par Simone Wapler.

Ca y est! Le gouvernement fait son coming-out ultra-néo-libéral ; les incisives sanglantes, le regard cruel et bleu acier, le loup Bruno Le Maire a déclaré «l'État n'a pas vocation à diriger des entreprises concurrentielles» .

Dans un pays où l'État contrôle plus ou moins directement 57% de l'économie, avouez que c'est un choc.

Paris, 1945 (19459017) (19459017) (19459017) [fr] (19459017) [fr] (19459017) [fr] (19459017) (un avatar de GDF), l'État se séparer d'un paquet d'actions dans ce dernier cas.

Le gouvernement espère – c'est sa nouvelle marotte – les investisseurs particuliers souscriront massivement à cette émission d'action pour «redynamiser l'actionnariat populaire».

Il faut dire que l'acharnement populaire fond comme neige au soleil; de sept millions avant 2007, les particuliers sont passés à 3,5 millions. Les cinq millions d'entre eux qui ont été investis dans l'action EDF en 2007 n'ont pas dû être convaincus des bienfaits d'être actionnaire d'une entreprise «privée»

Idem for the seven millions de déçus with the PTT comes Orange – Qui se traîne à un cours inférieur à 50% à celui de son introduction.

Le Parisien Dans le cas d'Engie, les germes d'une future catastrophe pour l'actionnaire à la mémoire s'inquiètent de ce qui est déjà là, et l'on s'en croit ]

L'État […] a annoncé la vente de 99,9 millions d'actions d'Engie, soit 4,1% sur les 28,65% de parts que l'État possède dans le géant de l'énergie. […] L'État reste, malgré cette vente, le premier actionnaire. Il est aussi important que la minorité de blocage pour les grandes décisions et les décisions que 'golden share' c'est-à-dire son droit de veto sur la vente d'infrastructures ou de gisements essentiels à la sécurité énergétique de la France.

4,1% de «moins d'État» ne changeront pas la stratégie de l'entreprise.

Ne soyons pas grincheux, les privatisations sont une bonne chose. Cependant, la présence de l'État comme expert même mineur est un risque pour l'investisseur. La concurrence, pour être efficace, doit s'exercer pleinement. La liberté de gestion doit être totale et acceptable.

Le retour de la maladie interventionniste

Que va faire l'État de l'argent? Réduire la dette? Vous n'y pensez pas …

Nos gouvernants étatistes ont, ont, déjà des idées de dépenses: il faut un État stratège «un État capable d'inventer et de construire l'avenir de Français» nous dit Bruno Le Maire.

Avez-vous vraiment envie de confier l'invention et la construction de votre avenir à l'État? Quelles sont les véritables innovations ne peut pas se prévaloir de l'État français? Internet, la téléphonie mobile, la technologie blockchain, la fusion de l'atome?

On nous annonce une nouvelle gabegie dans ces fameux «investissements d'avenir» dont la caractéristique principale est de ne pas avoir. Pour quelques très modestes succès, que de coûteux échecs! Qui se souvient encore des 1 000 km de routes couvertes de panneaux solaires idée lumineuse de Ségolène Royal

Bien choisir ses investissements d'avenir, loin de l'État

La vie de l'investisseur particulier devient très compliquée. Nous sommes au sommet du cycle après 10 ans de la hausse des actifs financiers et de l'immobilier, sous l'effet des tricheries monétaires des banquiers centraux.

Une des règles fondamentales consiste à acheter cher pour espérer revendre plus cher … mais les possibilités se font rares grâce à tout trop cher.

Ceux qui pratiquent les méthodes d'investissement par valeur ajoutée sont assortis de plus de plus de mal à donner un prix à la valeur, d'autant plus que les actifs incorporels (brevets, marques, images …) gagné en importance dans une économie de moins en moins industrielle et reposant sur des actifs corporels (usines, bâtiments, stocks …).

Il existe quelques règles simples qui permettent de réduire vos risques.

Choisissez des entreprises:

  • opérant sur un marché réellement concurrentiel,
  • éloignées des interférences de l'État,
  • dont vous comprenez le métier,
  • qui ont des clients, le chiffre d'affaires et des marges robustes, le tout en croissant,
  • dont le prix n'est pas excessif valeur absolue et non pas en comparaison avec autre choisi. Pour cela, il vaut mieux éviter les grandes entreprises têtes d'indice, recherchées par les gérants de grands fonds et excèsivement valorisés.

Pour plus d'informations, c'est ici



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