Augmentation du Smic : la droite et Guillaume Peltier entretiennent la confusion

Augmentation du Smic : la droite et Guillaume Peltier entretiennent la confusion


Par Éric Verhaeghe.

De Guillaume Peltier, nous ne retiendrons pas ici son passage au Front National avant d'intégrer le monde des Républicains . Nous ne sommes jamais connus en tant qu'entreprise, sauf ceux qui sont représentés par une entreprise ordinaire. Il a commencé sa carrière en tant que professeur du second degré avant de bifurquer en politique.

This is a more languages ​​in English, left to a right right, in the right of the right of the right, to the right and the private concerns of the legal parties of the principles of the knowledge. Et comme souvent quand on connaît mal un sujet, sur l'abord avec des clichés faciles et des caricatures, et sur proposer pour lui des solutions qui ne sont pas toujours réalistes, mais qui vont dans le sens du vent.

Entier une augmentation massive du SMIC Guillaume Peltier n'a pas échappé à cette règle. Macron n'est pas le plus proche de la réalité, ni le réalisme, mais le refugier dans les fantasmes les moins chers crédibles pour préparer le temps 'une reconquête.

Les propos incohérents de Guillaume Peltier

Reprendre d'abord la citation exacte de Guillaume Peltier:

J'entends tous les jours nos employés souffrir. Ils travaillent pour une rémunération dérisoire. Vous croyez qu'on peut vivre en France, décemment avec 1200 euros net par mois? »S'est indigné Guillaume Peltier avant de prôner« un électrochoc de 10, 15 ou 20% »d'augmentation, avec contrepartie, une baisse des charges« drastiques »pour les entreprises.

La vidéo précise que Guillaume Peltier a ajouté une phrase ahurissante: la baisse drastique de charges se justifierait «parce qu'il ne faut pas que pèse sur les entreprises». Il faut être tout droit sorti de la fonction publique et n'étre jamais dû à sa poche pour le salaire de ses employés pour imaginer une hausse des salaires de 10, 15 ou 20% ne pèse sur les entreprises que si n 'a pas de baisse des charges. On voit ici la connaissance superficielle de la réalité des salaires en France au grand jour.

Il ne s'agit pas de dire que Guillaume Peltier méprise les salariés. Au contraire, il a fait l'écho d'une souffrance réelle, celle des travailleurs payés au-dessus du SMIC et qui peinent à amortir leurs lames de mois avec les revenus trop bas. Simplement, Peltier in a think approach and moral of salaire ().

L'écrasement des salaires français autour du SMIC

Rappelons d'abord à Guillaume Peltier quelques réalités mathématiques. Écartons le sujet des «charges», et posons le SMIC net mensuel. Il est, à 2 euros près, de 1.150 euros, ce qui n'est pas vraiment beaucoup. Une augmentation de 15% l'amènerait à environ 1,325 euros filets.

Le tableau ci-contre rappelle la ventilation des salaires en France. 10% des salariés de notre pays (c'est-à-dire grosso modo 1,5 million de Français) sont payés au SMIC ou à peine 60 euros de plus. Une augmentation de 15% du SMIC les placerait au même niveau que le décile suivant. Il ne restait plus lors de 400 euros que dépenser les salaires les moins payés et la médiane des salaires, c'est-à-dire la somme que percevait nos classes moyennes

De cet élément objectif, sur la retraite à la mesure proposée par Guillaume Peltier, qui consiste à augmenter les plus bas salaires, a un impact psychologique désagréable pour ceux qui se sentent rattrapés par le bas, sans véritable perspective d'augmentation. En réalité, Guillaume Peltier propose, par une décision politique, de réduire la distance qui sépare les classes moyennes des travailleurs les moins bien payés. Le signal est excellent pour ces derniers, il est très mauvais pour les premiers.

Politiquement, on s'étonnera quand même que la politique des Républicains ne s'inquiète pas de ce genre d'effets.

Le fantasme des baisses de frais gratuits pour le contribuable

Mais la vraie question n'est pas ici … elle est plutôt dans l'étrange logique post-chiraquienne ou post-hollandaise de cette mesure qui donne l'impression que la baisse des frais s'exerce de manière libre. C'est l'État qui paie, comme dit un incompétent en poste à l'Élysée il n'y a pas longtemps, et qui a beaucoup influencé Guillaume Peltier.

Car, that we've it to this Waiquiez, else that must increase the plus petits salaires tout en diminuant les charges qui pèsent sur eux? La formule a, ne lui en déplaise, un goût de réchauffé qui laisse un peu pantois.

Car l'histoire de la baisse des frais sur le SMIC taraude les gouvernements qui se succédent depuis de longues années, de gauche comme de droite. La «droite sociale et populaire» dont Peltier se réclame n'a pas hésité par le passé à développer une théorie sur le sujet, qui a inspiré la gauche. Il a blessé le chômage de masse en France s'expliquait par le coût du travail peu qualifié, trop important par rapport à nos voisins. De là, l'idée de «baisser les charges» sous 1,6 SMIC (c'est-à-dire pour 50% des salariés comme sur un vu ci-dessus) qui fait florès depuis les années 90.

Personne n'a pu prouver que la mesure (abondamment pratiquée en France) permettait d'éviter le chômage. Mais tout le monde dans le monde du prix: grosso modo, ce sont 25 milliards qui s'envolent dans la poche du contribuable pour financer le manque à gagner de la sécurité sociale dans cette fameuse affaire de la baisse des frais. Un rapport officiel de 2017 en a rappelé les termes et les limites.

Autrement dit, la mesure que propose Guillaume Peltier de la «baisse de charge» en compensation de la hausse des salaires ne serait pas à somme nulle, comme l'ancien professeur de lycée qu'il est le croire. Elle est un coût pour le contribuable, probablement de plusieurs milliards supplémentaires, qu'il faut bien trouver pour ne pas amputer la Sécurité sociale d'un magot dont elle a besoin pour équilibrer ses comptes.

Et qui donc va payer? le contribable bien sûr, c'est-à-dire notamment les salariés au SMIC qui vont voir un bout de TVA augmenter, soit sur les travaux qu'ils veulent faire dans le petit pavillon qui se paient ils tentent de fréquenter une fois par mois pour donner l'impression de vivre comme les autres.

Bref, ce qui a été donné d'une main Sera les représailles de l'autre.

Les classes moyennes, ennemis des Républicains?

Propos de Guillaume Peltier sur le genre de mesures «populaires». Elles permettent un affichage politicien facile, mais leur financement pèse toujours in fine sur les classes moyennes, le ventre mou du pays ne pense pas qu'il a toujours du liposuccion pour amortir le choc des promesses intenables.

Augmenter le SMIC de 15% n'échappera pas à la règle. Soit la mesure ne s'accompagne pas de baisses de frais, et elle se transforme en une perte massive de compétitivité de l'emploi peu qualifié en France, c'est-à-dire par plus de chômage. Soit la mesure d'une baisse des charges, et le coût de celle-ci sur les classes moyennes

Dans les deux cas, la mesure est émotionnellement bonne dans l'immédiat, mais à terme socialement désastreuse pour les Français et pour leur économie, car il peut bien payer le payeur à son juste prix d'une manière ou d'une autre . Le scénario le plus vraisemblable est qu'elle se traduise par une nouvelle taxe sur les classes moyennes ne paie pas notre secret.

C'est cela, l'option partisane des Républicains, semble-t-il. Chasser sur les terres de plus bas salaires et taxer à terme les classes moyennes. On reste un peu perplexes sur la pertinence de ce choix stratégique. Car les salariés au SMIC représentent 1,5 million de personnes. Les classes moyennes en représentant beaucoup plus.

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