Le combat salvateur pour la France que la droite républicaine n’ose pas enfourcher

Le combat salvateur pour la France que la droite républicaine n’ose pas enfourcher


La seule formation politique actuelle qui peut relever les défis du libéralisme économique et du conservatisme sociétal se trouve être la droite républicaine

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Par Claude Robert.

Il se dit à juste titre que notre pays préfère les concepts à la réalité, à la différence de nos voisins Allemands ou Anglais beaucoup plus pragmatiques de réputation. Mais que l'idéologie aveugle à ce point de notre classe politique et l'avis de considérer les difficultés pourtant graves qui affectent notre économie est tout simplement dramatique.

Plus étonnant encore: cet aveuglement idéologique, qui est historiquement l'apanage de la gauche et de son «surmoi marxiste» (expression de Manuel Valls, Figaro 22/10/14) un contaminé la droite républicaine dans une proportion telle que ce-ci ne peut pas envisager son propre avenir, un avenir que la situation actuelle de l'Hexagone lui tend pourtant les bras!

De quoi l'Hexagone a-t-il besoin aujourd'hui, de toute urgence? De deux traitements complémentaires:

  • d'une libéralisation radicale (progressive) de son économie
  • d'une réconciliation nationale autour de sa culture et de son histoire.

Mais avant d'aborder les raisons qui font la droite républicaine est de nos jours la seule formation politique qui soit en phase avec cette double nécessité, analysons les problèmes qui parcourent notre pays.

Une compétitivité économique en berne

Il n'est jamais drôle de devoir toujours citer les mêmes chiffres, alors que le temps passe, et que rien ne s'améliore. Il faut pourtant se rememorer ces quelques indicateurs qui témoignent de la gravité de la situation économique et sociale de la France. Pour faire très court:

  • en PIB per capita (indicateur qui mesure la richesse moyenne par habitant), notre pays ne cesse de reculer. De nombreux pays nous ont doublé ou s'enrichissent plus vite, et pas seulement des pays émergents comme Singapour : Irlande, Japon, Finlande, Autriche, Allemagne, Royaume Uni, Espagne et USA nous ont laissé sur place! Seule l'Italie fait pire parmi les pays riches européens.
  • notre part de marché industrielle mondiale a été divisée par deux en une vingtaine d'années seulement. Nous étions à peu près au même niveau que l'Allemagne, à 7% et nous ne sommes plus qu'à 3% (l'Allemagne est à 8%). Même notre part de marché dans les services à chuté.
  • la conséquence de ces mauvais chiffres n'est nullement théorique. Elle se mesure directement en nombre de chômeurs avec une population active toujours plus réduite. En nombre d'heures travaillées ramenées à la population en âge de travailler (à ne pas confondre avec le nombre d'heures travaillées par personne ayant un emploi!) Ou en rapport avec la population en âge de travailler (cf. graphique ci-dessous, source OCDE 2018), la France se trouve vraiment déclassée:

  • d'un point de vue plus humain, car l'économie est encore considérée comme une pseudo «science des richesses» qui ne peut pas se rendre compte du sort des Français même s'il est enviable, il suffit de regarder le taux de suicide hexagonale, parmi les plus élevés de la planète, ou le taux d'épisodes dépressifs, record mondial absolu ( Épidémiologie transnationale de DSM-IV épisode dépressif majeur 2012 ) pour admettre que notre modèle social ne fonctionne plus correctement . Le pays va mal, les chômeurs et les pauvres ne sont pas heureux et sont plus nombreux et plus. Refuser ce constat tenu de la mauvaise foi.
  • les gouvernements successifs s'adonnent au
  • les gouvernements successifs au profit de l'économie des marchés en forte croissance (19459026) keynésianisme . Ou, loin de créer des richesses, des emplois aidés, des recrutements de fonctionnaires et de subventions qui font la police, de façon tout aussi provisoire que coûteuse pour la collectivité, notre échec dans la compétition mondiale! En cas de crise de la demande, le keynésianisme permet de lisser les difficultés en accompagnant le retour de la consommation. Mais la France souffre d'une grave crise de la compétitivité, ce qui n'a bien évidemment rien à voir.
  • à ce jour, l'Hexagone représente 1% de la population, 3% de l'industrie mais 15% des transferts sociaux de la planète! Cette situation est intenable. La dette, qui s'accumule à la force d'emplois subventionnés et d'une fonction publique pléthorique, représente un an de PIB. Selon de nombreux économistes, le moindre choc pesant sur les taux d'intérêt nous mettrait dans une situation identique à celle de l'Espagne il y a quelques années … L'économie française est en voie d'asphyxie, du fait d'une emprise écrasante et ruineuse de l'état via des prélèvements obligatoires en constante augmentation (y compris en 2017 selon l'INSEE).

U [traduction française] une identité nationale qui se déchire de l'intérieur

À côté de ce désastre économique et social qui se concrétise lentement mais sûrement, la France souffre d'un autre mal, certes moins douloureux, mais les conséquences peuvent devenir tout aussi délétères à long terme. Autour de l'identité nationale autour des valeurs sociétales et autour des racines judéo-chrétiennes de notre pays: le progrès et le conservatisme.

Les progressistes se recrutent principalement à gauche. Ils ont comme caractéristiques d'être résolument en faveur:

  • de la suppression des signes religieux (crucifix, crèches, sapins de Noël) dans le cadre d'une politique de laïcisation active de la société française, comme si des minorités religieuses ou ethniques étaient des menacées sur notre territoire. Cette pulsion laïciste est d'autant plus mal vécue qu'elle ne correspond pas à une volonté de la population. Par exemple, selon l'Ifop, 71% des Français, dont 60% des non croyants! sont «plutôt favorables» à la présence des crèches de Noël dans les administrations et les bâtiments publics (Ifop, Ouest-France 12/14). Un sujet tout aussi fondamental que celui des croyances et des valeurs mobilières risque bien évidemment de se retourner contre ses instigateurs, avec comme conséquence prévisible la radicalisation des tenants de la tradition chrétienne. L'historien des religions Philippe Portier déclarait récemment: «on ne parlait presque plus des racines chrétiennes depuis les années 60. Une série de sondages montre le retour en force de cette thèse» (Libération 28/07/16) ). Http://www.youtube.com/watch?v=dzxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx
  • de l'ouverture des frontières aux migrants sous une condition de capacité à indiquer une profession et sur le plan des mœurs, alors même que l'hexagone, qui n'arrive pas à résorber la pauvreté et le chômage de ses propres citoyens, ne met pas en place des structures d'accueil dignes de ce nom (à l'inverse de l'Allemagne avec ses cours de langue intensifs et ses parcours et suivis d'insertion)!
  • du refus de stigmatiser les attentats islamiques, par peur d'alimenter une écrasante domination des populations musulmanes, pourtant majoritairement bien intégré, par la population française dite de souche … Une telle sensibilité à la sensibilité d'une population qui n 'est en aucune façon menacée d'autant plus paradoxale qu'elle se développe au fur et à mesure des crimes perpétrés sur notre sol. Les réactions qui ont suivi la création du mouvement «Printemps Républicain» (mars 2016) ont fait l'objet d'une réhabilitation du débat au sein de la gauche et de son fils déni vis-à-vis des problèmes d'insécurité, illustrent parfaitement la puissante de ce refus du réel.

Suppression des références judéo-chrétiennes ostentatoires, déni des problèmes d'insertion des migrants, refus de stigmatiser les attentats islamistes, tout cela représente le début idéal des populismes, ces populismes que le président actuel ne cesse pourtant d'attiser puis de fustiger. Tout en effet se passe comme si la société française se déchirait du fait d'une minorité bruyante, au détriment d'une majorité silencieuse, conservatrice au sens décontractée du mot, c'est-à-dire ni catho -tradi ni facho, mais tout simplement pas pressé de bouleverser une culture et un art de vivre français qui lui va très bien!

L'avenir du pays comme de la droite

Premier constat : Il est très clair que la lutte contre le déclin économique passe par le libéralisme. Or le libéralisme économique est honni à gauche, et n'est toujours pas pratiqué dans les faits par le gouvernement actuel, ce gouvernement qui ne veut pas révéler une véritable identité mais une majorité des ministres est socialiste, et la politique est toujours d'inspiration keynésienne et fiscale confiscatoire!

Deuxième constat : Il est tout aussi clair que la lutte contre la délitement de la culture et de la nation française passe par un retour à un certain conservatisme sociétal. Ou ce conservatisme n'est goûté ni à gauche ni par le gouvernement actuel. À l'inverse, ce conservatisme semble bien plus prégnant chez ceux qui se déclarent de droite.

Ces deux constats ne sont pas en arbitrage: ils sont des circonstances, c'est-à-dire opportunistes, purement dictés par le contexte actuel. Cet article aurait une autre conclusion s'il se produisait un problème aux États-Unis ou ailleurs.

Ainsi, il est évident que la seule formation politique actuelle qui permet de relever ces deux défis, à savoir le libéralisme économique et le classicisme sociétal se trouve être la droite républicaine.

Reste à comprendre pourquoi cette républicaine n'enfourche toujours pas ces deux combats qu'impose la nécessité. La situation ne serait-elle pas assez grave à ses yeux? N'aurait-elle pas décidé, après le succès de l'école primaire en 2017 combien n'a électorat n'attend que cela? Serait-elle toujours sous domination morale de la sphère de gauche, et encore incapable de s'en affranchir?

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