Ces grandes prépas n’ont pas fait le plein. Victimes de Parcoursup ?

Ces grandes prépas n’ont pas fait le plein. Victimes de Parcoursup ?


Mourad Kchouk est "quelque peu affecté". Le proviseur adjoint du lycée Janson-de-Sailly, en charge des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE), un beau positiv – avec 23.173 vœux exprimés, Janson de même reconnaître l '"incompréhensible", le "bizarre", l' "inexplicable".

Alors que la phase normale de Parcoursup s'est terminée le 5 septembre, deux de ses prépa, hypokhâgne et la Sup bio – "mais la meilleure de sa catégorie" – affichage du taux de remplissage anormal
en ce début d'année. Au point que "le Figaro", non sans humour, a fait taper le lycée parmi les "bons plans de rentrée", ces établissements qui ont besoin de remplir leurs classes doivent récupérer les naufragés du supérieur.
    

Janson, victime de Parcoursup, c’est assez inattendu. La classieuse vieille dame du 16e arrondissement, fière de son histoire, de son excellence et de sa réputation, n'a jamais fait le forçage pour remplir ses prépa, préférant la qualité à la quantité, mais elle n'a jamais connu de classes à 33 élèves (pour une capacité de 48) comme cette année chez les littéraires.

Même punition pour les lycées Carnot, Paul-Valéry, Jules-Ferry, Victor-Duruy ou Claude-Monet, où plusieurs classes de taux de vacance entre 15 et 30%. Des statistiques que l'on retrouve dans les lycées populaires de banlieue à recrutement très local (Saint-Ouen, Nanterre, Mantes-la-Jolie…) ou les "petits" lycées de province. Mais jamais, à Paris intra-muros, ni à Hoche et Marcelin-Berthelot, les deux établissements d’études de Versailles et Créteil, eux aussi par l’étrange épidémie.

Celles-ci sont les plus importantes, ainsi que les plus récentes statistiques sur le gouvernement ont été publiées sur une augmentation très nette – + 11,7% – nombre de lycéens candidats en prépa.

Paris ne séduit plus

Les opposants à Parcoursup font leurs choux gras de ces résultats. Pour le Snes ou le Snesup, les deux syndicats majoritaires chez les enseignants du secondaire et du supérieur, ils démontrent la nou- vellement de la plateforme qui, avec ses listes d'attente à ralliages "anxiogènes" et
"humiliantes", aurait réussi l'exploit de décourager de très bons éléments. Le principe sélectif contenu contenu dans Parcoursup (toutes les formations doivent désormais classer les candidats en fonction de leur mérite) se trouve plus facilement par rapport aux établissements plus sélectifs selon la métaphore de
l’arroseur.

Un regard minutieux amène non à nuancer le trait. Claire Guéville la secrétaire nationale des Snes en charge des lycées parle d'un "recul massif des inscriptions" – "Une chute telle qu'elle a rencontré en danger certaines formations, notamment dans les établissements de banlieue ou de petites villes un peu plus fragiles. "

Mais mon collègue Thierry Ananou, responsable du dossier à Paris est plus mesuré:

"Il y a toujours des places vacantes dans les prépa-dies de proximité. Si le cru 2018 est détenu, c'est tout d'abord parce que ces lieux vacants se trouvent là où ils se trouvent".

Cette nouvelle publication des inscriptions, dans la presse, semble d'abord toucher les prépa littéraires et commerciales – "Un tiers de nos classes connaissent les effets effectifs notables", estime ainsi Alain Joyeux, président de l'Association des professeurs de prépas HEC (APHEC). Et, surtout, elle se retrouve de manière accentuée à Paris, plus grande concentration de prépas en France. "Les grands lycées de province – Fermat à Toulouse, Montaigne à Bordeaux ou Le Parc à Lyon – ont fait le plein de temps à plusieurs établissements parisiens du même niveau de difficultés", a indiqué Stéphane Coviaux de premières et de lettres supérieures (APPLS).

Les statistiques du rectorat de Paris, que l’on peut consulter en exclusivité, viennent confirmer cette impression. En cette rentrée 2018, il reste 185 places non attribuées en prépa commerciale, 168 en prépa littéraire et 239 en prépa scientifique dans la capitale, contre respectivement 88, 108 et 193 l’an dernier. Soit une disparition inexpliquée de 200 étudiants en un an, toutes prépas confondues.

En mathématiques, des lieux de vacances sont surtout disponibles dans les établissements. Mais dans les prépas économiques et littéraires, le phénomène est bien plus grand. Certes le trimestre de (très) grandes prépas du quartier latin ne connaît pas la crise.
lycées de très bon niveau comme Carnot en prépa commerciale ou Paul-Valéry en hypokhâgne

Les grands lycées se sont vus trop beaux

Comment expliquer cette spécificité parisienne? Il y a un problème de technique. Par souci d’ouverture, les lycéens peuvent postuler pour cette année à l’ensemble des préposés de la même académie, le choix "hypokhâgne" ou "maths sup à Paris". Cette procédure dite des "vœux multiples" à un multiplicateur de multiplication artificielle des demandes à Paris sans multiplicateur pour autant les candidats.

La prudence aurait voulu que les lycées s'adaptent à cette nouvelle donne. Ou, Janson, suivi en cela par d’autres prépas, c’est-à-dire rien changé à sa façon, nous avons nommé adjoint Mourad Kchouk. En clair, loin de classer tous les dossiers reçus, ou même de générer des listes de clients plus longtemps, le lycée n'a pas classé un nombre restreint de candidats – 700 pour 1.500 vœux en lettres par exemple – il ne sert à rien de "susciter de faux espoirs" chez les lycéens les moins brillants.

Jusqu’à présent cette politique malthusienne était sans conséquences. Mais cette année, la liste est la plus récente et la plus récente, sans possibilité de rappeler de nouveaux candidats. "On se rend compte avec les vœux multiples, des lycéens ont postulé à nos prépa sans le désirer vraiment", admet, dépité, M. Kchouk.

"On se considère comme juste un premier choix. Mais dans l'esprit des lycéens, que je regrette aussi que ce soit, que les représentations passées soient à l'avant-plan. Sainte-Geneviève ont encore une aura que nous n'avons pas. "

Leçon de Parcoursup est un peu pénible à accepter. Mais le message est passé: Janson, l’année prochaine, aura toutes les données en main pour rallier ses listes et ne pas retrouver Grosjean comme devant au milieu de l’été.

Les meilleurs lycéens mauvais camarades

Cette technique de réalisation est la plus simple. Nombre de provisions se rapportent à l’effet du même fonctionnement de Parcoursup à l’origine de leurs malheurs. Car la nouvelle plateforme a totalement changé de logique par rapport à APB, le système qui lui préexistait. "Les élèves ont repris la main, ce sont eux qui ont le dernier mot", rappelle Laurent Hugot, chef du Service académique d'information et d'orientation (CSAIO), qui conseille le recteur de Paris Gilles Pécout sur ces questions.

Au moment de la hiérarchisation de leurs voix en février et d'attribution de l'algorithme leur attribue d'office une place, ils font maintenant plus de demandes massives ( jusqu'à 28 avec les vœux multiples!), et optent eux-mêmes pour une de ces formations en fonction des réponses ("oui", "non" ou "en attente") qui leur arrive entre le 22 mai et le 5 septembre .

Dans le meilleur des mondes – et dans les projections du ministère! – les lycéens Et, au 14 juillet, les élèves comme chefs d'établissement sont en vacances l'esprit léger, comme cela se passe du temps de l'APB. Las, le scénario a été tout autre. Fin juillet,
seulement 50% des prépas à leur effectif complet. Enormant de bacheliers en vigueur sous réserve de répondre par un oui définitif aux propositions de leurs propres, espérant obtenir – à la force de patience – une affectation dans la prépa de leur rêve.

D’autres personnes ont trouvé une formation en dehors de la route. Enfin, à Paris, les questions sont très nombreuses et parfois de niveau similaire, certains bacheliers sont "amusés" à conserver jusqu'à ce qu'ils aient déjà fait leur choix – afin de savoir ils parviendraient à "décrocher".

Conclusion: les listes d’observateurs ne se résument pas. Et les lycéens, faute de réponse positive à la mi-juillet, ont préféré renoncer. Alain Joyeux, le patron de l’APHEC, également professeur d’histoire au lycée Joffre de Montpellier, regrette:

"J’ai eu six abandons de jeunes qui, au vu de leur classement, toutes les chances de décrocher une place dans notre prépa avec un peu de patience."

"Pour les jeunes de la catégorie populaire – ceux qui ont le plus tendance à s'autocensurer – et les provinces qui ont des relations avec Paris, on peut fortement supposer que l'on est dissuasif", enchaîne Stéphane
Coviaux, son collègue des prépas littéraires.

"Vous ne devez pas quitter votre famille et votre déni pour un appartement dans le milieu du mois de août."

A moins que les prépas ne séduisent plus

Il reste enfin une dernière hypothèse peu explorée: celle de la baisse de l'activité des classes prépayées, de la relation avec la génération des millennials dans le supérieur. Pour
les chefs d’établissements et les profs de prépas, la question est taboue. Mais Laurent Hugot, le chef du SAIO parisien, sans visages: "Avec les APE, les lycéens font des choix de hiérarchie dès février. , ils peuvent arbitrer plusieurs options, les soupeser, avoir des états d'âme … "

"Si vous ne voulez pas savoir ce que c'est que le sang, le sang et les larmes, comment voulez-vous?

Frédéric Mion: "Sciences-Po veut casser l’entre-soi monochrome de Paris"

On notera d'ailleurs que le Cycle pluridisciplinaire d'études supérieures, une alternative à la prépa créée par l'Université Paris Sciences et Lettres (PSL) pour favoriser dixit, "l'innovation, la réflexivité et la créativité des étudiants "a vu ses candidatures exploser (3.500 candidats en plus,
soit une augmentation de 73%) et avait quasiment bouclé son recrutement au 21 juillet. "Un résultat assez exceptionnel", a souligné son service de com, remplaçait à 50% "…

La crise des prépas révélées par Parcoursup? Il est un peu trop tôt pour le dire. Pour éviter les problèmes de santé, les syndicats et les associations de formateurs en CPGE militent en toute circonstance pour que la procédure soit bouclée bien plus tôt, dès la fin juillet.

Pour les établissements, le resserrement du calendrier est à la fois un enseignement pédagogique – "La rentrée en prépa, ça se prépare", résume Alain Joyeux -, et la promesse d'un été 2019 moins tumultueux. "Parcoursup souvent été aussi anxiogène pour les provisions que pour les bacheliers", sourit Laurent Hugot:

"Quand vous avez dit que 70 ou 80% de la ferme semaine de la semaine, il faut tout mettre en œuvre."

Enfin, une fin plus la phase principale de la répression des lycéens malheureux et de la question des places vacantes avant la rentrée scolaire. Car, si phase complémentaire tribunal jusqu’au 21 septembre, la situation dans les prépa semble bel et bien gelée. A Paul-Valéry, un seul lycéen a répondu à l’appel à candidature publié sur le site du lycée. Et, à Janson, Mourad Kchouk est pris en charge sans aucun retardateur.

"Nous refusons de céder à la démagogie. abîmer? "

Le proviseur adjoint concoure à la fois "à la marge" et au "recrutement".

"Il faut diversifier notre approche."

Parcoursup, l’an 1 de la contrition?

Gurvan Le Guellec

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