Edouard Glissant, le voyage comme expérience de pensée

Edouard Glissant, le voyage comme expérience de pensée


c'était au début du siècle. Edouard Glissant à France-Culture pour se livrer à un «exercice d'admiration» envers un illustre prédécesseur. Il avait choisi Saint-John Perse. Ce qui frappait d'abord était sa voix, haut perchée, qui contrastait avec un corps gigantesque et qui, quand l'émotion venait, monte encore plus haut. Puis une façon de fermer les yeux quand il s'agitait Saint-John Perse. Pas pour l'inspiration, mais parce que ce qu'il racontait de Saint-John Perse, le cherchait à fond de lui-même, dans les souvenirs de la Martinique enfantine qu'ils avaient eu en partage.

Edouard Glissant: "La créolisation est un processus universel"

C'est d'ailleurs ce qu'il a trouvé dans les complexes métaphores de Saint-John. Persé: des scènes d'enfance, presque littéralement décrit. «Il est très simple, Perse, quand on sait de quoi il parle.» On ne voit qu'une allusion à sa propre œuvre – souvent complexe et difficile à lire: peut-être faut-il Tout simplement savoir de quoi parle, Glissant, pour le comprendre. Ce qui étonnait enfin, c'était le plaisir joueur qu'il avait à affirmer ce qu'il contenait – lui le penseur noir de la créolisation – à ce poète blanc et colon. On sent que par ce choix, il se demande à la cohorte de ceux qui ont des années du mal avec sa passion pour ces écrivains blancs de la grande tradition française: Rimbaud, Segalen et Saint-John Perse.

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