La victime présumée de Mgr Di Falco déboutée au civil : “Nous irons jusqu’au bout”

La victime présumée de Mgr Di Falco déboutée au civil : “Nous irons jusqu’au bout”


Saisir et après une procédure au pénal classée sans suite en raison de la prescription des faits, un ancien élève de Mgr Di Falco, qui demandait 550.000 euros de dommages et intérêts, un été débouté au civil. Son avocat, Maître Jean-Baptiste Moquet exprime auprès de "l'Obs" son "incompréhension totale" face au verdict.

Vous attendiez-vous à ces conclusions?

Pas du tout. Je ne peux pas concevoir que la 1ère Chambre du Tribunal de grande instance de Paris, qui a rendu la décision, l'omis de compter l'aggravation du préjudice subi par mon client après tant d'années à tenter de faire reconnaître les faits implacables de viols subis entre 1972 et 1975, alors qu'il avait entre 12 et 15 ans. Le retentissement médiatique de cette affaire pour littéralement la vie de mon client. Rendez-vous compte: en plus de ses souffrances psychologiques, son nom a été jeté dans la pâture dans la presse alors qu'il exerce la profession de comédien et qu'il est évident que cette affaire a eu et continuera d'avoir une évaluation négative sur sa carrière.

Que demandiez-vous?

Je réclamais 550.000 euros de dommages et intérêts en réparation de l'ensemble des préjugés subis tout au long de la vie de mon client qui a aujourd'hui 57 ans. Cela peut beaucoup mais ça n'est pas l'être. L'impact sur sa scolarité et sa vie professionnelle en été attesté médicalement. J'ai évalué ce montant de la même manière que j'ai évalué, dans d'autres dossiers, des dommages et intérêts en cas d'accident du travail ou de la route, de la maladie professionnelle ou de l'infection nosocomiale: pourquoi -on chiffrer le manque à gagner d'une personne jusqu'à sa retraite à la suite d'une amputation et non à la suite de viols, faits que la justice a refusé de juger en raison de la prescription?

En revanche, c'est mon client qui, à la suite de sa plainte initiale, s'est retrouvé attaqué par Di Falco en 2002 pour dénonciation calomnieuse, accusations sans qui a abouti à une ordonnance de non-lieu en 2004 Cela signifie que le juge d'instruction a reconnu le sérieux des éléments invoqués par mon client à l'appui de sa plainte. Mon client a été blanchi, a été à Falco qui, lui, a eu tout à loisir de se blanchir médiatiquement en se pavanant à la télévision, en mourant à l'Elysée avec l'appui remarqué de Bernadette Chirac ou en utilisant moult promotions et soutiens médiatiques depuis quinze ans.

En plein mouvement, les conséquences sur la vie de la victime qui s'aggravent avec le temps, aux faits dommageables, c'est-à-dire Est-à-dire les viols et les agressions sexuelles, juste pour se cacher encore derrière la prescription est aussi intolérable qu'incompréhensible. C'est un déni de justice, une régression pour tout le monde!

Qu'allez-vous faire maintenant?

Lorsque, en 2003, nous sommes allés devant la Cour européenne des droits de l'homme pour espérer obtenir la justice sur la prescription pénale, le gouvernement français a obtenu elle rejette notre recours fin 2009 en raison de la possibilité d '' agir au civil, ce que nous avons fait et ce qui a conduit à mon client à devoir se résoudre à "monétiser" sa vie et son préjudice, alors qu'il voulait avant tout empêcher Di Falco de nuire encore et faire d'autres victimes. N'oublions pas que mon client n'est pas le seul à avoir porté plainte. Et là, on nous dit à nouveau que nos demandes sont irrecevables à cause de la prescription pour protéger encore Falco. C'est inique mais nous continuons à nous battre: nous avons fait appel et nous irons jusqu'au bout, et à nouveau devant la Cour européenne des droits de l'homme s'il fallait le faire.

Si j'ai accepté de défendre mon client c'est que, depuis notre première rencontre, je ne peux pas me résoudre à laisser le bord de la route avec sa vie broyée et changer de trottoir parce que sur on 'attaque à quelqu'un de puissant et d'influent. Il ne suffit pas de nier les faits pour qu'ils n'existent pas et Di Falco n'a jamais rien fait pour que la vérité soit faite. Il n'a jamais porté plainte pour diffamation alors qu'il ne cesse de clamer son innocence, ce qui n'est pas logique et n'est pas la démarche habituelle d'une personne qui veut que son innocence soit reconnue. Et invoquer "le pardon" comme il le fait dans l'affaire irrésolue et sans jamais chercher la vérité montre qu'il n'a rien compris aux Evangiles, de même que ceux qui soutiennent le tout et le contre.

Quel message cela envoie-t-on aux victimes de viol? La prescription n'innocente pas Di Falco et n'enlève rien à la responsabilité morale mais aussi institutionnelle de l'Église, il est grand temps qu'elle assume ses responsabilités. N'oublions pas que la condamnation définitive du Christ est contre ceux qui "scandalisent ces petits enfants" … qui se feraient mieux de jeter à la mer avec une meule de pierre autour du cou!

Propos recueillis par Marie Vaton

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