Procès Tarnac : “Est-il indispensable, monsieur Coupat, que vous preniez votre goûter ?”

Procès Tarnac : “Est-il indispensable, monsieur Coupat, que vous preniez votre goûter ?”


Un premier jour d'essais, une première journée du procès de Tarnac. Pas seulement dans la raison des slogans et des clameurs que sur l'entendait de la salle de pas perdus – des partisans de Coupat et consorts qui ont pu entrer dans la chambre des Criées, là où se tenaient les débats. Mais avant tout du rapport de force imposé par la défense. Dès l'entrée des huit prévenus, le ton était donné.

Regroupés quelques mètres à peine devant les magistrats, ils ont été portés à la connaissance de leur présence, par leur décontraction (apparente), leurs postures, accroupis ou assis sur les tables, leurs apartés durant l'imposition des charges pesant sur eux, ou encore Corinne Goetzman, présidente de la chambre du tribunal correctionnel de Paris

Dix ans ont passé depuis leur arrestation dans ce village de Corrèze, qui sont devenus célèbres, les cheveux sont blanchi, les silhouettes sont un peu arrondies, mais les traits, les, sont restés juvéniles. Comme si les "dangereux terroristes" dénoncés à l'époque par les Les représentants de l'Etat dans la réalité des bandes de potaches, les révolutionnaires de cours de lycée.

Un procès 10 ans après: ce qu'il reste de l'affaire Tarnac

Parmi eux, Coupat, Paris, Paris, Paris, USA, USA, United States dorures au plafond.

Fils copain Matthieu Burnel, lui, photographiait les bancs des journalistes, puis, après avoir été rappelé à l'ordre par un gendarme, nous demandons à la cantonade: "Ça vous dérange si je vous prends en photo?" Plusieurs fois, Corinne Goetzman, "The best of the best" continuer continuer à travailler? " -, ou interpeller Julien Coupat: «Je ne sais pas, monsieur Coupat, s'il est indispensable que vous preniez votre goûter pendant l'audience. Pour elle, il faut éviter deux écueils: se laisser déborder, et combattre les accusés qui sont en guerre avec l'institution judiciaire.

"Ils se précipitaient devant n'importe quel micro"

Tout cela pourrait faire sourire, réhabiliter l'anecdotique, le montrer, sauf que le comportement de Coupé et de ses amis n'avait rien d'anodin tant qu'il servait en réalité pour appuyer la stratégie décidée par Me Jérémie Assous, l'avocat de sept des prévenus. Pour ce dernier, pour ses clients, c'est bien le procès d'une instruction jugée désastreuse qu'il s'agit de mener, et tout au long de ces premières heures d'audience, cruciales pour la suite, la défense imposé son agenda, démontant la volonté de la police de la Sdat (sous-direction antiterroriste) de témoigner anonymement, ou s'indignant de refuser de nombreuses personnalités impliquées dans cette instruction de participer au procès -Claude Marin, l'actuel François Molins ou encore l'ancien patron des services, Bernard Squarcini).

Il était d'ailleurs cocasse d'entendre la leçon du courrier d'excuses de Michèle Alliot-Marie dans lequel elle a eu eu "une connaissance très sommaire des enquêtes diligées". Quand on se souvient de la conférence de presse elle a été donnée, le jour des arrestations, pour se féliciter du démantèlement d'un groupuscule d'ultragauche, mouvement autonome, il y a un évidemment de quoi rire. "Ils se précipitaient devant n'importe quel micro qui se tendait, ils pouvaient donc répondre au micro de la justice", note non sans raison Me Jérémie Assous, qui savoure (au-delà du raisonnable?) Le plaisir d'exposer sur la lieu public ce qu'il s'échine à la preuve depuis des années dans son cabinet aux journalistes qui viennent le voir.

"Le sentiment de se faire un peu avoir"

Le groupe de Tarnac a donc occupé le terrain, et le procureur, si bien que les avocats des parties civiles, regardaient les balles, curieusement confinés dans une attitude de défense alors même que Ils étaient censés porter l'accusation contre les prévenus. Après plus de deux heures de suspension, la présidente du tribunal a tout contre le contrôle des opérations. Si elle a donné droit – fait rarissime – à la demande de la compagnie de transport sur les lieux des sabotages des lignes de TGV, en Seine-et-Marne (le déplacement aura lieu le vendredi 23 mars), elle a refusé que l 'Identité des policiers de la Sdat soit révélée au public.

Au grand dam de Matthieu Burnel qui, au nom des accusés, a pris la parole:

«On est un peu décontenancé par votre refus de nous confronter aux cinq policiers qui, à notre avis, mentent comme des arracheurs de dent. , on soit sur une espèce de rail, où on ne peut jamais mesurer les accusations portées contre nous […] On pourrait avoir le sentiment, si on était un peu taquin, de faire un peu avoir. "

Il est dix-neuf heures passé. Chaque partie a marqué son territoire. Les vrais débats pourront être demain.

 David Le Bailly "class =" img-profil "/> </figure>
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