De Madagascar à l’Amazonie, le réchauffement pourrait menacer jusqu’à 50% des espèces

De Madagascar à l’Amazonie, le réchauffement pourrait menacer jusqu’à 50% des espèces


Le constat est alarmant. Selon un rapport paru mercredi 14 mars dans la revue "Climatic Change", le dérèglement du climat pourrait menacer entre un quart et la moitié des espèces d'ici 2080 dans 33 régions du monde parmi les plus riches en biodiversité.

Avec + 4,5 ° C de réchauffement par rapport à la Révolution industrielle -, 48% des espèces sensibles à disparaître au niveau local, avance cette étude. Ce risque est divisé par deux à la hausse de la température moyenne était contenue à + 2 ° C, limite fixée dans l'accord de Paris adopté en 2015 sous l'égide de l'ONU.

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"La biodiversité mondiale, qui souffrit terriblement au cours de ce siècle, à moins que nous fassions tout ce qui est en notre pouvoir", contre le Fonds mondial pour la nature (WWF), qui a co-produit l ' étude, présentée comme la plus complète sur cette trentaine de zones.

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Pour parvenir à ces conclusions, les chercheurs des universités d'East Anglia (Royaume-Uni) et de James Cook (Australie) ont étudié la situation climatique de 80.000 espèces dans 33 régions jugées "prioritaires", aussi uniques et diverses que l'Amazonie, le désert de Namibie, l'Himalaya, Bornéo, le lac Baïkal ou le sud du Chili.

Les saisons aujourd'hui exceptionnellement il faut que la norme, parfois même 2030, et même avec un réchauffement limité à + 2 ° C. Photos de chaleur plus notables, moindres précipitations, sécheresses durables sont fréquentus en de nombreux endroits. Sur ces zones, plus de la moitié de la surface (56%) restait vivable à + 2 ° C. A + 4,5 ° C, cette partie pourrait tomber jusqu'à 18%: ce que le WWF appelle des zones "refuges".

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Plus lentes à s'adapter, bougeant moins facilement, les plantes devraient être particulièrement affectées. Ce qui en retour peut nuire aux animaux en dépendant. A + 4,5 ° C, 69% des espèces de plantes sont ainsi disparues en Amazonie. Du côté animal, des reptiles et des amphibiens, plus de risques d'être "dépassés" que les oiseaux ou les mammifères, plus mobiles.

Beaucoup dépendent de l'effet de la capacité des espèces à bouger pour suivre leur climat de prédilection: peut-elles suivre? Seront-elles bloquées, par exemple par les villes, des montagnes? Auront-elles, à l'arrivée, un endroit pour vivre?

80% des espèces mammifères menacées en Australie

Le sud-ouest de l'Australie, dans le cadre d'un scénario, de plus de 80% des espèces de mammifères menacées d'extinction locale, de perte ramenée à un tiers dans un monde à + 2 ° C et en cas de d'adaptation des espèces. Conclusion: «Il faut faire des efforts bien plus importants pour maintenir la hausse des températures à leur minimum absolu», insiste le WWF

A ce stade, les engagements de réduction des émissions à Paris conditionnent le globe à un réchauffement de plus de 3 ° C. Ou à + 3,2 ° C, 37% des espèces encore de disparaître localement, dans les régions étudiées. En outre, comme les gaz déjà émis continuent à réchauffer la planète, les moyens de protection des locaux: les corridors biologiques pour faciliter le déplacement des espèces, l'identification des zones de «refuge» en dernier ressort, restauration d'habitats. ..

La Méditerranée, à titre d'exemple, de trois espèces emblématiques de tortures marines, de descendance d'un niveau de plantes, de mammifères et d'amphibiens menacés à +2 ° C, si aucune possibilité d'adaptation ne leur est laissée.

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Extinction ne signifie pas juste disparition des espèces, souligne le WWF, "mais des profonds changements pour les systèmes d'ajustement des services vitaux à des centaines de millions de personnes," qu'il est d'alimentation, mais aussi de soutenir le tourisme ou la recherche sur de futurs médicaments.

Cette publication intervient alors que se réalise samedi 17 mars à Medellin, en Colombie, une importante conférence sur l'état de la biodiversité dans le monde.

(Avec AFP)

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