“Une nouvelle épidémie se déploie : la NASH, maladie de la malbouffe”

“Une nouvelle épidémie se déploie : la NASH, maladie de la malbouffe”


A ce stade, les médecins ne parlent plus d'une simple maladie. Mais bien d'une épidémie, voire d'une pandémie. Un à deux millions de personnes atteintes de fibrose, de cirrhose et de cancer. Des pathologies particulièrement difficiles à soigner.

"C'est une épidémie invisible, insidieuse et silencieuse." N'attendez aucun signe avant-coureur, aucune douleur, aucun symptôme ", prévient le docteur Dominique Lannes, hépatologue, gatro-entérologue et spécialiste de la question. ]

Le titre de son livre, publié chez Flammarion, reprend le nom de ce nouveau fléau: "NASH", pour "steatohepatotis non alcoolique", Cet acronyme risque de devenir tristement célèbre. patients en souffrance, c'est devenu la première cause de la greffe du foie

"Le problème, c'est que sur le risque de manquer des foies à transplanter, tant la demande va aller en augmentant", prévient le docteur Lannes.

Pourquoi? 40% de la population mondiale est en surpoids. En France, un tiers des Français ont un foie trop gras. "Tous ne seront pas touchés par la NASH, car cette forme agressive de la maladie n'atteint pas tout le monde de la même manière, pour des raisons encore inconnues. Très grave problème de santé publique dans les années à venir ", selon le Dr Lannes. Dans le monde de la communauté scientifique, l'expression "fléau du siècle" est en train de l'implanteur.

Ce cirque était la maladie des alcooliques, et seulement des alcooliques

Mais les médecins ont dû se rendre à l'évidence: des patients dont la sobriété était certaine, comme des religieuses, développant la même maladie que des personnes qui forçaient sur la bouteille. Récemment, le grand public a entendu parler de cette nouvelle maladie après le double greffe du consultant sportif Pierre Ménès.

"Sur le baigne dans le sucre"

"Ces patients ne buvaient pas, mais adoraient les sucreries". La NASH est aussi la maladie du soda (une canette de soda contient l'équivalent de 8 sucres en moyenne), ou de la malbouffe.

"Sur le baigne dans le sucre, le matin au soir", alerte le Dr Dominique Lannes, qui égratigne au passage le lobby de l'industrie agro-alimentaire qui "a rencontré du sucre partout, même dans le jambon de dinde ", et alors que les étiquettes, le fait d'une législation trop laxiste, n'indiquent pas clairement la dangerosité des produits.

"Personnellement, j'utilise des applications comme" Yuka ", qui permet de préciser quel est ce que ce que j'achète est bon pour ma santé ou non. de ce que l'on achète, avec les codes couleur du vert au rouge ".

La malbouffe: les enfants aussi

Car il n'y a pas trois averses d'éviter la NASH en ne développant pas pendentif 20 ou 30 ans un foie trop gras: "manger moins sucré, éviter les graisses, faire davantage de sport", énonce le Dr Dominique Lannes.

En France, en pleine crise, rappelez le médecin. "Le problème, c'est que les enfants sont maintenant habitués à mal manger avec leur plus jeune âge, avec des céréales gavées de sucre au petit-déjeuner, des pâtes à tartinées chocolatées bien connues, saturées de matières grasses et de sucre, de canettes de soda au repas et barres de "snacking" au sucre tout au long de la journée ". Dès le début de leur vie, ces enfants vont entamer le long travail de dégradation de leur foie.

Autre problème avec la NASH: le dépistage. Les patients ne souffrent pas d'une maladie et ne présentent aucun symptôme pendentif de nombreuses années -, dit le Dr Lannes, la crise de foie n'est pas – 100% able qui fasse geste autorité.

Il trouve très compliqué de broyeur de diagnostic précis sur l'état de son foie, sauf à passer par une ponction, une biopsie, une opération lourde. "Cela dit, une prise de sang qui donne un bilan hépatique perturbé (transaminases, Gamma GT élevé) peut être un premier signe.

Salle de bains, l'échographie peut être un foie trop brillant et surchargé en graisse. Mais cela ne suffit pas à diagnostiquer une NASH, il faut passer par d'autres tests non invasifs comme l'élastrométrie. "Des tests encore peu répandus, pas systématiques et coûteux.

Ecoutez le docteur Dominique Lannes dans notre vidéo en tête d'article.

 Aurélien Viers "class =" img-profil "/> </figure>
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