Génération internet : les jeunes sont-ils devenus intolérants ?

Génération internet : les jeunes sont-ils devenus intolérants ?



Par Cécile Philippe.
Un article de l'Institut économique Molinari

La nouvelle génération, dite «génération internet», est-elle en train de devenir plus intolérante et pourquoi? Depuis plusieurs mois, un phénomène vestige l'attention de nombreux commentateurs et professeurs, la montée de l'intolérance politique chez les jeunes. Ce phénomène, particulièrement visible sur les campus américains est associé à une fragilité émotionnelle. Il s'informe des intellectuels de droite comme de gauche, démocrates et conservateurs, qui multiplient les initiatives pour inverser la tendance au sein des universités. de l'économiste Bryan Caplan Des nouveaux éléments pour mieux comprendre le contexte et les conditions préalables à leur succès initiatives.

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La montée de l'intolérance politique chez les jeunes est réelle. Les données extraites des enquêtes menées dans le monde dans le cadre du projet World Value Surveys entre 1995 et 2014, montrent qu'il y a aussi bien aux États-Unis qu'en Europe, des signes de déclin des valeurs démocratiques dont celle de la liberté d'expression. Cette évolution est particulièrement présente chez les jeunes après 1980, les Millenials et la Génération Internet.

Rejet de la démocratie

En 1995, 16% des personnes nées aux États-Unis dans les années 1970 considèrent le système démocratique comme mauvais. Vingt ans plus tard, 20% des personnes dans la même tranche d'âge ont développé des sentiments fortement antidémocratiques. En Europe, le phénomène est moins traduit mais présent présent avec le 8% en 1995 et 13% en 2015 des jeunes européens âgés de 16 à 24 ans exprimant des idées.

Des initiatives ont pris forme pour contrecarrer ce phénomène inquiétant. La Let Grow Foundation s'est donnée pour mais la restauration de la résilience des enfants. L'idée est d'éviter le surprotéger de sorte qu'ils deviennent des adultes mieux à même de se confronter aux difficultés de la vie et, en particulier, de supporter la contradiction. FIRE (Fondation pour les droits individuels en éducation) ou Académie hétérodoxe ciblent favor les campus américains. Cette dernière démarche regroupe 1700 professeurs et étudiants de tous horizons, mais la diversité des points de vue sur le campus améliore la qualité de la recherche qui est pratiquée. Elle publie un classement des universités en fonction de la diversité des points de vue qui sont exprimés.

Favoriser l'esprit critique

Plus fondamentalement, le déclin apparent de la tolérance politique dans les universités pose la question de leur raison d'être. Pour les membres de Académie hétérodoxe le rôle des universités est d'anciens élèves, de leur donner des compétences et une largeur de vue. Cela leur permet de devenir des employés, des parents et des citoyens. Ils adhèrent à ce en économie, on appelle la «pure théorie» du capital humain. Cette théorie considère que les études jouent un rôle fondamental dans la rémunération future des salariés. Car they be accessoirement acquises des compétences utiles sur le marché du travail. En formant l'esprit critique, ils ont également été la formation de bons citoyens.

Il existe une autre théorie permettant d'expliquer le lien entre la rémunération et les études et de donner à ces derniers un rôle très différent. C'est la théorie dite du signalement, à savoir que le diplôme est avant tout signal aux employeurs de distinction, parmi les candidats à un emploi, les bons des moins bons. L'économiste Bryan Caplan estime que le diplôme signale à 80% l'intelligence, le sérieux et la capacité de l'élève à se conformer aux attentes des autres et pour 20% des connaissances acquises au cours de la scolarité. Dans Le cas de l'éducation (2018), that souligne that the knowledge of knowledge is notées par les élèves et les adultes, ce qui signifie la prédominance du signalement. Selon lui, la mission des universités est bien quand il y a bien moins d'humaniste qu'il n'y paraît à première vue.

Obtenir un emploi protégé

Cela ressemble d'ailleurs à ce point de vue des étudiants eux-mêmes. Dans un livre consacré à la Génération Internet (I-Gen, les personnes nées entre 1995 et 2012), Jean A. Twenge a confirmé que pour cette génération, l'université n'est pas un lieu pour apprendre explorateur. Elle est avant tout un moyen d'obtenir un emploi dans un environnement protégé. Sur la base de données représentant 11 millions de participants, son approche un comportement «consumériste». Déjà présent au sein de la Génération X, ce comportement s'est accentué depuis. «S'exposer à des questions non seulement troublant et dangereux mais cela n'a aucun intérêt d'étudier avec l'objectif d'obtenir un bon emploi. »

This point of view between Conflict with the Vision of the Teachers in Large majority with the idea is the education is a average adult increase the capital human. Par contre, la théorie du signalement en fait son affaire. Elle permet d'expliquer le comportement des élèves, leur bachotage, la recherche du professeur le moins exigeant ou leur joie sincère quand un professeur est absent. Le marché du travail récompense l'implication de la personne ayant réussi à étudier un certain nombre d'années, pas les contenus acquis. Les données concernant l'utilité réelle des matières enseignées, le taux de rétention des apprenants, les mesures de leur capacité à transférer leurs connaissances d'un domaine à l'autre, vont toutes dans le même sens. Elles attestent des déperditions massives et d'une très faible productivité.

La vulnérabilité de la génération actuelle et la montée de l'intolérance, faisant partie de cet aspect lié au signal. Si un diplôme mérite par son caractère discriminant, parce qu'il permet de classer les élèves, l'inflation des diplômes devient naturelle et problématique. Si tout le monde a le même diplôme, il faut un supplément pour se distinguer. D'où un surinvestissement collectif dans le système éducatif, particulièrement prégnant dans l'essentiel des pays développés selon Caplan. D'où la prolongation de la durée des études, pour plus grand malheur de tous les élèves s'ennuyant magistralement.

Le Réveil des Premiers de la classe Il écrit:

Au sortir de la guerre, les cadres formaient une petite élite salariale et ne représentaient guère plus de 2% de la population active. […] Regroupant aujourd'hui entre 15 et 20% de la population active, ils ont assisté à la banalisation de leur statut à mesure que leurs effectifs grossissaient.

L'accès à la masse à l'enseignement supérieur et au diplôme a connu la France dans les années 1980-2000 n'a pas été traduit en nombre correspondant à des postes susceptibles de répondre à ces demandes diplômés. Cela traduit une baisse du rendement des titres scolaires ou de l'inflation des diplômes. Concrètement, selon le sociologue Louis Chauvel, auteur de La Spirale du déclassement (2016),

faut faut faut faut il il faut à position position position position position position position position position position position position comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable comparable un barreau de l'échelle sociale.

Ou, pour Bryan Caplan, il serait possible d'obtenir le même niveau de signal avec un niveau d'étude moindre. C'est la raison pour laquelle il argumente en faveur de la réduction drastique des subventions notamment dans l'enseignement supérieur, de sorte que le coût social pour l'ensemble de la société diminue.

This approach will be enrayer the course to signals, to be, the level of work. Elle peut également faciliter la professionnalisation des cursus, notamment l'apprentissage à mal par le cours aux signaux. Cela favorisait l'émergence d'une jeunesse plus productive, plus engagée, plus indépendante que la jeunesse actuelle infantilisée s'ennuyant à l'école. Si le diagnostic de Caplan est juste, une préconisation pourrait être un prérequis pour la réussite des initiatives visant à favoriser la tolérance et à enrayer la fragilisation des générations actuelles. Des perspectives qui nous aident à surmonter la radicalité de l'analyse de cet économiste américain bousculant toutes les idées reçues en matière d'éducation.

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