Carrefour, Monoprix, Leclerc, Amazon… la bataille de la livraison à domicile s’accélère

Carrefour, Monoprix, Leclerc, Amazon… la bataille de la livraison à domicile s’accélère


Il est pas beau mon entrepôt? Pas un mois ne passe pas avec un distributeur n'annonce l'inauguration ou la construction d'une nouvelle plateforme logistique. Cette semaine, c'était au tour de Carrefour de mécanique sur les terres des anciens "Peugeot", à Aulnay-sous-Bois. Le pas de l'aile du triangle de Gonesse, le sommet du roi des hypers – le PDG Alexandre Bompard accompagné de sa directrice du sexe Marie Cheval – s'est extasié sur le quelque 26.000 mètres carrés d'une "plateforme e-commerce alimentaire en Ile-de-France" tout juste livrée par la foncière britannique Segro. Le bâtiment, «multi-températures», 201,000 and the delivery of delivery 8.000 orders by day and more of 20.000 en banlieue, ou à des lecteurs piéton dans les murs de la capitale (sur commande sur internet et sur la retraite la marchandise dans un comptoir).

Chatouiller Leclerc sur son terrain

A Paris, les dernières semaines du 14 novembre avec 14.000 articles à portée de clic dans 6 points de retrait, dans les 11ème, 14ème, 15ème, 17ème et 20ème arrondissement. Avec Lyon et Saint-Etienne, où le système est depuis une semaine, Carrefour comptera désormais 12 lecteurs piéton en centre-ville, 15 avant fin de l'année. Et comme il économise sur le dernier et très long kilomètre, le distributeur offre la livraison.

"C'est un projet très important pour notre entreprise!" a précisé Alexandre Bompard en insistant sur le "très". Ce mardi 10 avril à Aulnay, entre deux petits fours, le PDG de Carrefour dit tout ragaillardi par les 300 emplois ainsi que – une bouffée d'air frais dans son ​​ciel social plutôt chargé – et la perspective de venir chatouiller le distributeur Leclerc sur son terrain. Car le trublion de la grande distribution, le champion des prix bas et le roi du lecteur, a lui aussi décidé de monter en puissance sur le commerce électronique et la livraison. Avec comme ambition d'investir la capitale avec des prix ultra-compétitifs.

"Paris est la ville la plus chère de France, il ya des enseignes qui se gavent, Franprix, G20, Carrefour City …", dénonçait à la mi- mars Michel Edouard Leclerc sur France Info . Non sans perfidie. Et de derer son nouvel arsenal: un futur hyper vers Montparnasse en 2020, des lecteurs piéton (rien de concret pour l'instant dans la capitale mais un essai à Lille) et, surtout, de la livraison sous 24 heures avec "chezmoi.leclerc ". Sa nouvelle offre est en place depuis le 26 mars dans les quartiers nord de Paris et sera disponible le 15 mai au sud. Avec des prix ultra-compétitifs mais de frais de livraison conséquents (entre 0 et 12,90 euros selon le panier). Pour tenir sa promesse, Leclerc a inauguré début mars sur le port de Bruyères-sur-Oise (95) une plateforme de 40.000 mètres carrés (eh oui!) Présentée non sans emphase comme "un outil de logistique parmi les plus modernes de France" à "répondre à la croissance des vingt prochaines années" du groupe. Leclerc voit grand. Plus grand que Carrefour pour l'instant.

Casino renverse la table

Mais ce n'est rien à côté de ce que prépare Casino. Le groupe de Jean-Charles Naouri, a fait son entrée au Royaume-Uni. Ultra mécanisé, avec des commandes préparées en moins de 6 minutes, 50 000 références stockées, e n matière d'entrepôt, Ocado est ce qui se fait mieux sur le marché. Quand Naouri a reçu sa carte maîtresse fin novembre, la concurrence a pu légitimement s'inquiéter. Mais bon, en presque 18 mois, elle avait le temps de voir venir … Sauf que – patatras! – le 27 mars, l'ancien inspecteur des finances " un partenariat" sur la livraison entre son enseigne phare Monoprix et Amazon! Soit l'offre Monoprix (à prix Monoprix, donc pas donné) sur le "prime now" du géant de Seattle.

Un service déjà disponible à Paris depuis plus d'un an mais encore peu probant. Dans les semaines, les produits de l'enseigne de centre-ville seront donc livrés dans la capitale et 21 villes de banlieue en moins de deux heures et gratuitement pour peu qu'on ait donné à l'américain ses 49 euros d'abonnement annuel . De quoi mettre un beau bazar dans le petit monde de la distribution à la française. Un pied, en voiture, ou à domicile? En 2 heures ou en un jour? Avec un abonnement ou pas? Et à quel prix? Et avec choses enseignes? Les Parisiens ont désormais le choix des armes pour faire leurs cours. S'ils sont gagnants, dit que la grande distribution le soit aussi.

La grande distribution à la française joue sa survie

Car behind this course in warehouse, and also to the capacity to tiring game of the e-commerce, c'est la survie de la grande distribution à la française qui se joue. Olivier Macard, associé Ernst & Young, responsable du secteur distribution et consommation, explique:

"En pleine guerre, les acteurs traditionnels sont épuisés. comme Amazon – et qui rend l'argent pour attirer le trafic vers le non-alimentaire. Il ya le coût du picking dans le magasin, puis de la livraison … Même dans le 'drive' classique, on n'est pas sûr que le modèle soit louable. l'argent sur le "nuage" Mais l'an dernier, le groupe de Jeff Bezos a racheté aux Etats-Unis Les aliments entiers [une sorte de Monoprix bio américain, NDLR] .

Ils se sont payé à la banque à 14 milliards de dollars! la puissance de feu des Chinois Alibaba ou JD.Com [qui vient d’ouvrir un bureau à Paris, NDLR] . Si les Français restent les deux pieds dans le même sabot, ils ont fait le souci de se faire. D'où les alliances, les expérimentations, et ces investissements dans la logistique. Aujourd'hui, vous ne savez pas ce qui va fonctionner, mais si vous ne le faites pas, vous ne pouvez pas vous relancer ".

Avec le risque que demain, en France, il ne reste plus que deux acteurs, un Chinois, et un Américain …

 Corinne Bouchouchi "class =" img-profil "/> </figure>
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