Frappes en Syrie : Donald Trump, la tique et le frelon

Frappes en Syrie : Donald Trump, la tique et le frelon


Jusqu'à présent, dans le monde selon Trump, un scandale chassait l'autre. Une crise effaçait la précédente. Une priorité succédait à une autre. Obamacare, le Mur, la Corée du Nord … Quelquefois à un rythme vertigineux. Mais pas en même temps.

Depuis une semaine, voilà le président américain en guerre sur tous les fronts. A offensable in Syria, 1945-19006 [in the old school] contre les installations militaires de Bachar-Al-Assad, tout en menaçant Poutine, fils grand ami d'hier. Robert Mueller, enquête sur les possibles collusions avec le Kremlin durant la campagne, se resserre

Le président multiplie les tweets surréalistes et incendiaires, en même temps que l'attaque sur l'autre, passant quelques secondes d'une menace de troisième guerre mondiale à une petite critique mesquine sur ce procureur , qui le persécute selon lui comme une tique dont il n'a pas réussi à se débarrasser.

«Virez Assad Bombardez Mueller», «The New York Times» . Sur les réseaux sociaux, les théories du complot se multiplient. La guerre ne sertait-elle qu'à noyer le poisson?

Un président maître dans l'art de l'enfumage

C'est vrai, le président américain est passé maître dans la technique du "Fumée et miroir", c'est à dire l'art de l'enfumage quand les nuages ​​s'accumulent. Ou ceux-ci convergent en masse.

Sarah Sanders, la porte parole de la Maison Blanche, a déclaré mercredi 11 avril que le président était "très inquiet des directions prises par la commission d'enquête". Une perquisition du FBI, la semaine dernière, chez Michael Cohen, l'avocat du président, aurait littéralement rendu Trump fou de rage. Depuis, le rumeur d'une destitution de Robert Mueller ou du limogeage du ministre de la justice adjoint Rod Rosenstein, qui supervise l'enquête, plane sur Washington. Une décision qui donnerait lieu à une crise politique majeure, «un suicide politique qui a marqué la fin de sa présidence», a averti plusieurs ténors du parti républicain …

Sur la trace de Trump: une enquête sans précédent depuis le Watergate

Il y a aussi la sortie du livre de James Comey, l'ex-patron du FBI limogé par Trump, pour qui le président est un "être immoral", au "comportement mafieux" … Et aussi une nouvelle enquête sur les accords financiers passés avec les femmes avec qui Trump aurait eu des relations intimes. Bref, rien ne va plus à Washington.

Autre sujet de spéculation: les revirements de Trump sur les questions de politique étrangère. Le président, c'est vrai, a totalement changé de pied ces derniers mois. Il y a un an, il se félicitait de ses merveilleuses relations avec Vladimir Poutine, "ce grand homme". Mercredi, il regrettait que les relations avec la Russie soient jamais aussi mauvaises depuis la fin de la guerre froide.

Vrai aussi que Trump, campé pendant une campagne sur une ligne non interventionniste, a toujours refusé que les Etats-Unis soient le gendarme du monde. En 2013, il tweetait une feuille d'intervention militaire en Syrie sans l'accord du Congrès. Et le voilà qui s'endosse ses habitudes de «commandant en chef», envoyé, en violation de toutes les règles onusiennes et sans consulter les américains, une salve de missiles sur la Syrie.

"Trump manier une crise internationale avec des considérations personnelles"

Il est sa revanche sur Obama

Pas de conclusions hâtives pour autant … Car ce n'est pas forcément l'ombre de Mueller qu'il faut voir derrière les frappes en Syrie. Mais plutôt celle de John Bolton. Tout juste nommé le nouveau conseiller spécial à la sécurité exerce déjà un rôle majeur dans la West Wing. Avec ses grosses moustaches et ses allures de cow-boy tapant du poing sur le bar du salon, ce jeu très influent dans l'administration Bush a été l'un des moteurs de l'engagement américain en Afghanistan et en Irak.

Le jour même de sa nomination à la Maison Blanche, il se serait immédiatement penché sur le dossier syrien. Lundi dernier, selon le "Guardian" a meeting with the president to a meeting of general, to discuss of america america use to gas chemicals. Déterminé à punir Assad, c'est lui qui pourrait avoir le président de frapper vite et fort. C'est son épreuve du feu.

Trump l'écouté. Au président, le président dit bien qu'il ne parviendra pas à empêcher l'enquête de Mueller d'avancer. Aujourd'hui, dans le pire des cas, s'il est venu à tomber, il aura au moins un motif de satisfaction. Celle d'avoir réussi là ou Barack Obama avait échoué, son obsession.

Le jour où Obama à la Hollande sur le dossier syrien

Bachar al-Assad contre une «ligne rouge» à ne pas franchir: le président syrien emploie la force dans le conflit, les États-Unis répliqueraient. Un plus tard, le 21 août 2013, une attaque de Damas au gaz sarin à fait 1.400 morts, principalement des civils . Mise devant le fait accompli, la Maison blanche avait pas réagi.

Aujourd'hui, Trumpérable sa revanche. Et c'est pour lui bien là l'essentiel. Comme il a été balancé en toute sobriété sur Twitter: "Mission accomplie" .

Natacha Tatu

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