5 moments électriques entre Macron, Bourdin et Plenel

5 moments électriques entre Macron, Bourdin et Plenel


Le soir est vite monté dimanche soir entre Emmanuel Macron et les journalistes Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin , le président de la République à la suite de ses intervieweurs et à leur reprocher "amalgame" ou "insinuation". Les deux journalistes l'ont appelé "Emmanuel Macron " durant tout l'entretien, et non "Monsieur le président".

Sur Twitter, beaucoup ont commenté la virulence des échanges. "Drôle d'interview qui consiste en fait à caricaturer la pensée, faire des amalgames et ses postulats sans poser des questions à l'interlocuteur". Assez admiratif de la capacité d'Emmanuel Macron à répondre malgré tout avec calme et pédagogie ", a applaudi le président du groupe MoDem à l'Assemblée, Marc Fesneau.

"On assiste à une caricature d'interview: en cherchant à abaisser la fonction présidentielle, les journalistes abaissent en réalité la fonction de journaliste", un de ses côtés commenté le maire de Nice Christian Estrosi (LR).

Le chef de file de la France insiste Jean-Luc Mélenchon au contraire salué d'un «incroyable entretien de presse». "On n'écoute plus les réponses, on attend les questions", a-t-il tweeté.

Retour sur cinq moments tendus.

"Est-ce une question ou un plaidoyer?"

Le fondateur de Mediapart, novice dans cet exercice de l'interview présidentielle, s'est, par son interpellation, le premier attiré les foudres du président de la République.

"Dans tous les secteurs, les mécontentements sont là", le journaliste, les différents fronts sociaux. "Vous êtes trompé sur le nom de votre mouvement, vous auriez raison à votre appel, vous auriez raison de le faire mais vous avez été trompé sur le nom de votre mouvement! , at-il lancé.

"Est-ce une question ou un plaidoyer?", Un répliqué du président de la République. "Non, c'est une question (…) Il n'y a jamais de mauvaises questions", lui a répondu le journaliste. "Votre question amalgame des différentes venues (…) ces mécontentements à des racines venues de différentes", lui a rétorqué Emmanuel Macron en jugeant "biaisée" la question d'Edwy Plenel.

"Vous êtes des intervieweurs, je suis président de la République"

L'évocation de l'argent magique et de l'évasion fiscale à la place d'une nouvelle passe d'armes, Emmanuel Macron "ou" contre-vérités "de ses intervieweurs, confondant fraude fiscale et optimisation fiscale.

Parlant au président de son "ami Bernard Arnault", Jean-Jacques Bourdin s'est fait reprendre de volée. "Vous savez, les insinuations dans la vie, ce n'est pas une bonne chose (…) Vous êtes des intervieweurs, je suis président de la République", s ' est emporté le chef de l'Etat.

"Vous n'êtes pas un professeur et nous ne sommes pas les élèves"

Toujours autour de la question de l'évasion fiscale, alors qu'Emmanuel Macron expliquait en «Europe, il y avait des différences de fiscalité qui créent, non pas de la fraude», il a été coupé par Edwy Plenel , réagissant à l'affirmation du chef de l'Etat selon laquelle le "raisonnement" des journalistes était "faux". " Vous êtes un professeur et nous ne sommes pas les élèves", a répliqué le fondateur de Mediapart, soutenu par son confrère.

"Monsieur Plenel, vous me dîtes quand vous pensez que je me trompe, mais j'ai le droit de vous dire quand c'est le cas […] N'étant pas votre professeur, ni vous les élèves, mon devoir est de ne pas laisser s'installer des contre-vérités ou des approximations tout comme vous les faîtes ", a répondu Emmanuel Macron.

"C'est totalement mesquin"

Interrogé par Edwy Plenel sur l'indépendance de l'administration fiscale, Emmanuel Macron a renvoyé le fondateur de Mediapart à ses démêlés avec le fisc. "Vous-même vous avez décidé de vous affranchir des règles fiscales et de l'administration fiscale à vous", a-t-il lancé. "C'est totalement mesquin", s'est étranglé Edwy Plenel, tentant d'expliquer que Mediapart avait "mené un combat pour l'égalité entre la presse papier" et la presse en ligne. "Peut combattre un s'affranchir des règles", l'Emmanuel Emmanuel Macron .

Mediapart a fait l'objet d'un important redressement fiscal après avoir revendiqué et s'être appliqué à un taux de TVA réduit, valable jusqu'en 2014 à la presse papier.

"Question cash, réponse cash", un commentaire plus tard Edwy Plenel.

"N'êtes-vous pas dans une illusion puérile de toute puissance?"

Jean-Jacques Bourdin à lui demandé: "N'êtes-vous pas dans une illusion puérile de toute puissance?".

"Je ne crois pas à la toute-puissance, je crois à la démocratie pleine et entière?" lui a rétorqué le président.

L'interview s'est terminée sur une note plus légère, Emmanuel Macron répondant "chiche" à une invitation à renouveler l'exercice dans un an, pour le deuxième anniversaire de son accession à l'Elysée.

"Avec des réponses peut-être longues, argumentées, des querelles inévitablement, mais avec ce qui est un exercice moi-même-nous-démocratiques dont nous n'avons pas besoin", a-t-il conclus.

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