Plenel face Macron : au fait, c’est quoi le problème entre Mediapart et le fisc ?

Plenel face Macron : au fait, c’est quoi le problème entre Mediapart et le fisc ?


"C'est totalement mesquin." La moustache d'Edwy Plenel à frémi de colère. La tension entre le patron de Mediapart et Emmanuel Macron est montée d'un cran alors que l'entrevue s'est portée sur la question de la fraude et de l'évasion fiscale. Le chef de l'Etat a adressé une pique aux médias par Edwy Plenel

"L'administration fiscale, dès qu'elle voit un article de presse comme celui de Mediapart, elle lance immédiatement un contrôle fiscal. que par le passé vous avez pu souffrir, vous-même vous aviez décidé de vous affranchir des règles fiscales. "

Edwy Plenel ne pas laisser passer ça. Sèchement, il réplique:

"C'est totalement mon cas, vous le savez, nous avons mené un combat pour l'égalité entre presse et papier. vous. "

Le président de la République fait référence à une ardoise de 4,1 millions d'euros payée au fisc par Mediapart pour s'être auto-appliqué un taux réduit de TVA entre 2008 et 2014.

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Le long feuilleton fiscal

C'est en septembre 2014 que Mediapart apprend que l'administration fiscale réclame au joueur pur 3 millions d'euros correspondant à la différence entre le taux de TVA de 19,6%, qui s'applique à la presse En ligne, et le taux réduit de 2,1% qui était mars 2007 réservé à la seule presse écrite, a expliqué à l'époque Marie-Hélène Smiejan, directrice générale du site. S'y ajoutent 200.000 de pénalités de retard et un million d'euros pour "mauvaise foi". Edwy Plenel balance alors:

Ce conflit fiscal est une vengeance de l'affaire Cahuzac de la part d'une partie de l'administration fiscale. Nous irons jusqu'au tribunal administratif s'il le faut. »

S'en costume alors un long feuilleton entre Mediapart et le fisc français. L'Assemblée nationale a été retoquée en décembre 2015 une amnistie fiscale pour les sites de presse en ligne, la jugeant inapplicable et la source des problèmes de constitutionnalité.

Mediapart a toujours été condamné en janvier 2016, voilà un, à payer 4,7 millions d'euros au fisc, près de la moitié de son chiffre d'affaires. Edwy Plenel espère à l'époque "faire reconnaître la presse numérique comme une presse à part entière". Et si le patron de Mediapart a fini par obtenir pour l'ensemble de la presse en ligne ce fameux taux de TVA réduit, ce qui lui a donné la raison sur le fond, Bercy a considéré que le changement de taux de TVA pour la presse en ligne n'était pas rétroactif, comme le rappelle "Défis" .

Le site Mediapart affiche des bons résultats financiers et compte 140.000 abonnés dix ans après leur lancement, ont été publiés en mars dernier lors de leur conférence de presse annuelle leurs fondateurs, qui prépare leur succession.

Le site a enregistré un bénéfice net de près de 2,2 millions d'euros en 2017 (+ 16% sur un an), pour un chiffre d'affaires de près de 13,7 millions d'euros (+20 %). Sans subventions et sans publicité, le média en ligne "pour une seule ressource l'abonnement de ses lecteurs", indique la nouvelle charte déontologie adoptée par Mediapart début 2018. Le site emploie 76 salariés en CDI début 2018, dont 35 femmes, sur un total de 83 collaborateurs.

P.L. avec AFP

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