Une nouvelle Nike Air Max ? Juste, fais-le toi-même !

Une nouvelle Nike Air Max ? Juste, fais-le toi-même !


Nous sommes une trentaine à une masterclass "création de panier", au Musée du Design et de la Mode, à Paris, vendredi 13 avril. L'idée est de faire la prochaine Air Max par un amateur, sur concours. Nike fait le tour des capitales avec cette initiative – il faut bien le dire, géniale.

Nike Air Max: 30 ans et toutes ses bulles

Le concours est mondial: New York, Londres, Shanghaï, Séoul et Tokyo y participe. A Paris, les sessions durent de trois jours. Ouverture au public, sur inscription, certaines sont réservées aux enfants de 7 à 10 ans.

D'ailleurs, ce vendredi, même si on est entre adultes, on a un peu de 7 à 10 ans et on est excités par ce genre de jeu fabuleux qui est est proposé.

Quelques membres de l'équipe créative de Nike sont là. Ils viennent de Portland, où se dessine et décident toutes les Nike. Ils ont l'âge des participants, des bouquets de bébé, et un air avenant à l'américaine. Parmi eux, une Française, Marie Odinot.

Un tour de rôle, ces gens nous expliquent que, pour dessiner une panier, il faut partir d'un concept. (Tinker Hatfield) qui passait devant le Centre Pompidou à Paris justement, comme ça tombe!

Soudain, la transparence du bâtiment a sauté aux yeux de ce quelqu'un. Il a vu l'essence de la modernité: montrer ce qui passe à l'intérieur. Il est retourné au studio proposer sur un essai: et si sur le moyen de montrer le contenu de l'air dans la semelle d'une Nike? C'est ainsi que tout a commencé pour ce panier iconique.

"Exprimer un Paris augmenté"

Les gens de Nike nous brieffent: la prochaine Nike Air doit évoquer le Grand Paris. Dans l'assistance, tout le monde se frotte les mains. Paris, on connaît, on est des Parisiens! Mais un des animateurs prévient tout de suite:

"Je vous conseille d'oublier les histoires de Tour Eiffel, de Seine, et de berges …"

"Merde alors!", Se disent certains. L'animateur ajoute: "Oubliez aussi les caricatures sur la banlieue … Ça n'a vraiment rien de nouveau." "Merde alors!", Se disent d'autres. "Il reste quoi?" moi demande mon voisin de table, la moue égarée. L'animateur répond:

"Vous devriez trouver un commentaire sur une panier pourrait exprimer un Paris augmenté."

Et il ajoute: "Mais attention, sans augmenter la taille du panier, hein." "Merde alors!", Se lisent ceux qui avaient des espoirs de l'espoir.

Là-dessus, on se retrouve au boulot. Sur un feutre de toutes les couleurs, des feuilles blanches, des protos de paniers, des tissus, et … un peu de temps. "Vous avez trois heures" nous dit l'animateur. Ajoutant, d'un ton plaisir: "J'ai toujours rêvé de dire cette phrase!"

"Sortir du froid de notre cerveau"

Courtney Dailey, "Senior color designer" chez Nike, me garantit que c'est exactement le même esprit à Portland:

"Si on travaillait sans ce cool, rien ne sortait de notre cerveau."

Sur se lance. Chacun va et vient pour imprimer des "images d'inspiration". Et ce qui est fascinant, c'est la passion que nous mettons en avant pour imaginer notre chef d'œuvre. Jamais professeur n'a vu classe plus, affairée, concentrée, excitée.

Le garçon en face de moi fait valser ciseaux et scotch. Comme beaucoup ici, il trouve l'exercice enfantin, ultrafacile. C'est d'ailleurs bien le souci: dans la salle, il faut penser à la mesure du changement du monde.

Enfin je dis "souci", si ça se trouve, c'est une force. Et je réalise là, en me forçant pour la première fois à "penser" une panier, le caractère presque universel de cette chaussure.

C'est un produit gentil, aux angles arrondis et régressifs, comme dans Walt Disney de notre enfance. C'est un produit qui n'a rien de vain: il permet de marcher et de courir. C'est un produit qui se métamorphose toutes les tenues vestimentaires, il "emporte" tout.

Et c'est un produit qui, même s'il est à son tour devenu une norme, à l'air de toutes les frontières. Normes sociales, normes du genre, et même normes esthétiques sont pulvérisées par la basket. Même quand c'est moche, ça peut être beau. Et c'est un produit de consommation courante, le plus souvent vendu moins cher que d'autres chaussures.

Une idée banale ou d'époque?

Dans mon coin, je dessine ma panier. J'ai pris comme image d'inspiration une photo de la petite ceinture, la voie ferrée pleine d'herbes folles qui sépare, il y a encore peu de temps, Paris de la banlieue. Je me sens un génie mais, en particulier mon fureter à droite à gauche, je vois beaucoup de verdure, de tous les côtés sur les moodboards …

Courtney Dailey, exquise, m'explique que la différence est subtile entre une idée que tout le monde est comme ce qui est banale, et celle que tout le monde est comme ce qui est pile ce que l'époque a besoin.

C'est pour cela, dit-elle, il est important de partir d'un concept. Le concept appelle la cohérence, le discours, le sens. On est chez Deleuze. Je veux tout laisser tomber pour aller travailler chez Nike.

Mais l'heure tourne et je dois me remettre à bosser.

"Faisons-le"

Comme à l'école, je regarde un peu les copies des tables voisines. Je distingue quelques grandes tendances. 1) La verdure, comme une réponse si actuelle à l'effet mégapole. 2) Les bitoniaux qui dépassent, comme un effet blanc cassé . 3) Le noir et gris, comme un effet … pas un effet zéro effet. 4) Le côté multicolore. Car, pour certains, avoir accès aux couleurs signifie les utiliser toutes. Ils vont pareil avec les gâteaux, après la classe de maître.

Ce qui me frappe, c'est que personne ne déclare forfait en cours de route. Tout le monde joue le jeu.

Quand le gong de fin retentit, on doit lâcher feutres et ciseaux et lever les principaux en l'air. Sur se déchirer en quelque sorte. Les projets que je vois passer sont tous si aboutis, j'en frémis. Un jury en trois exemplaires, pour la France. Et il y a une dernière sélection, mondiale.

Je repars de là lessivée, mais fière. Sur tous les dans le même état. Sur l'un fait! Le "Just do it" de Nike prend ici tout son sens. Toujours cette marotte du concept et de la cohérence.

Je rentre chez moi et regarde par curiosité comment a été inventé ce fameux slogan de Nike. Gary Gilmore, devant le peloton d'exécution: Il est inspiré des derniers mots d'un condamné à mort américain:

"Faisons-le!"

Macabre et sublime injonction.

Quand les choses ont été vraiment réussies, il y a toujours la vie en entier, vous remarquerez.

Sophie Fontanel

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