La parenthèse libérale, de Jean-Baptiste Noé

La parenthèse libérale, de Jean-Baptiste Noé



Dans son dernier essai historique, Louis-Philippe, ce roi naturellement partisan d'une société ouverte sur l'ordre spontané et la liberté des personnes.

Nicolas Lecaussin
Un article de L'Iref Europe

Jean-Baptiste Noé est chercheur associé en histoire économique à la Sorbonne et chroniqueur à Contrepoints et à L'Opinion . Il publie ce début 2018 chez Calmann Lévy, sous le titre La parenthèse libérale un petit ouvrage pétillant consacré au règne de Louis-Philippe.

Celui-ci est plus avisé et pertinent que les caricatures de Daumier par le laisser croire. «Louis-Philippe était plus attaché à des idées à une réforme de régime» écrit Jean-Baptiste Noé. Il a réussi à rétablir une grande entente avec l'Angleterre et à maintenir la paix avec tous. Il était globalement libéral et partisan d'une démocratie tempérée par le cens que Guizot le pouvoir élargir son lançant sa formule si souvent décriée à tort: ​​ «Enrichissez-vous».

Ce règne a été celui-là du progrès en tout. Il a participé au décollage économique de la France et au rattrapage de l'Angleterre. «Les grandes banques voient le jour, la sidérurgie, le textile, les activités minières se développent, créent un grand essor pur l'industrie. Le paye du chemin de fer qui commence à parcourir les provinces … » note l'auteur qui demande combien Louis-Philippe a voulu aussi faire grandir la France bien au-delà de l'industrie.

Louis-Philippe roi moderne


[19659024] Thiers Broglie et Guizot . La loi de celui-ci en 1833 avait obligé chaque commune de plus de 500 habitants à avoir une école, publique ou privée, et rétabli la liberté de création des écoles contre le monopole et la tutelle de l'Université que Montalembert nommait le «communisme intellectuel».

La société a alors obtenu une profusion culturelle que la liberté a permis aux arts, avec Delacroix, Ingres, Chassériau, Corot, Rossini, Auber, Scribe, Chopin et Liszt, aidés par le constructeur de pianos Pleyel, et Tant d'autres, comme dans les lettres avec Balzac, Hugo, Lamartine, Dumas, Sand … … servis par des éditeurs comme Hachette et Calmann Lévy qui sont nés dans cette période de créativité littéraire. Il est encore en architecture, alors que Prosper Mérimée et Eugène Viollet-le-Duc initiaient la réhabilitation des monuments historiques de France

La liberté c'est le vol


Tocqueville Tocqueville et tant d'économistes comme Bastiat Jean-Baptiste Say ] Adolphe Blanqui … Il y a eu aussi bien sûr des militants de gauche comme Auguste Blanqui, le frère du précédent, et beaucoup de réfugiés, de Marx à Engels, qui cherche à tirer parti des révoltes des Canuts de 1831 et 1834 pour à propos de la révolution de 1848 et au renversement du roi libéral.

Il y avait Proudhon aussi, mais son amitié toute provisoire avec Marx ne résout l'assimiler à celui-ci et il faut regretter que Jean-Baptiste Noé n'en retienne que sa formule assassine de 1840 , «la liberté c'est le vol» qui relève plus d'un péché de jeunesse de la part de celui qui était plus tard un ardent défenseur d'une propriété méritée contre la puissance de l'État . Il a été d'abord préservé de pénales pénales lors de son premier essai sur la propriété par l'intervention d'Adolphe Blanqui, le libéral.

Un régime dédié aux sciences


Louis-Philippe était sans doute profondément libéral, dans l'esprit anglais qu'il avait longtemps côtoyé et adopté «par principe, par opinions et par toutes mes habitudes» disait-il. ces principes et institutions libéraux qui ont peut-être tellement distingué ce pays »aurait-il dit dans la langue de Shakespeare.

Jean-Baptiste Noé qui est lui-même authentiquement libéral épouse volontiers ce régime qui croit aux sciences, à la technique et à la promotion sociale par le travail, l'effort et le bénéfice plutôt que de s'adonner à «La redistribution sociale … inefficace …, injuste puisqu'elle se fonde sur la spoliation des biens légitimement acquis et gagnés par ceux qui travaillent et investissent» note-t-il.


Louis-Philippe était naturellement partisan d'une société ouverte fondée sur l'ordre spontané et la liberté des personnes. Mais ne s'est pas perdu dans ses certitudes et un défaut d'engagement confinant au marais à force de vouloir se «tenir … également éloigné des pouvoirs du pouvoir populaire et des abus du pouvoir royal» ainsi Il écrivit en réponse à une adresse de la ville de Gaillac, le 29 janvier 1831.

Comme l'évoque limité, Jean-Baptiste Noé, il y a peut-être un rapprochement avec M. Macron qui pourrait avoir un défaut de saveur et d'excès d'état. Par petites touches et avec beaucoup d'élégance, cet ouvrage retrace une époque trop souvent ignorée.

Jean-Baptiste Noé, La parenthèse libérale Calmann-Lévy, mars 2018, 176 pages.

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