Gaza : RSF, le Royaume-Uni et l’Allemagne réclament une enquête internationale

Gaza : RSF, le Royaume-Uni et l’Allemagne réclament une enquête internationale


Au lendemain de la mort de près de 60 palestiniens, tués par des israéliens dans la bande de Gaza plusieurs voix pour une enquête internationale afin de faire la lumière sur les responsabilités de ces violences.

Reporters sans frontières (RSF) a fait savoir, mardi 15 mai, qu'elle appelait la Cour pénale internationale à enquêter sur les "crimes de guerre commis par l'armée israélienne contre les journalistes palestiniens". L'ONG évoque dans un communiqué des "tirs directs de l'armée israélienne à l'encontre d'une période de journalistes palestiniens, sur le territoire de Gaza ", dans le contexte de manifestations ayant lieu depuis le 30 mars à Gaza .

«En saisissant la Cour pénale internationale, RSF appelle les autorités israéliennes au strict respect du droit international», a déclaré Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.

PHOTOS. 55 Palestiniens tués dans les affrontements à Gaza

L'ONG se base sur l'article 15 des statuts de la Cour pénale internationale, qui prévoit que son procureur «peut ouvrir une enquête sur sa propre initiative en matière de renseignements sur les crimes»

Gaza, : Omar Hamdane, caméraman travaillant pour la télévision nationale algérienne (ENTV), a été blessé par plusieurs balles au pied et Wael Dahdouh, journaliste pour Al Jazeera, a été blessé à la main droite. Une vingtaine d'autres journalistes ont également été bénis par balles. Au moins trois d'entre eux ont été identifiés comme étant des journalistes.

"Les autorités israéliennes ne garantissent pas la présence, parmi les manifestants civils, de journalistes, ont été déclarées", a déclaré Christophe Deloire. ]
"Ces violations délibérées et répétées du droit humanitaire international sont constitutifs de crimes de guerre."

Gaza: la phrase controversée de Kushner que n'assume pas la Maison-Blanche

Dans l'après-midi, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda a successeur des violences à Gaza et promet de "prendre toute mesure appropriée". "Mon équipe suit attentivement les développements sur place et examine tout crime présumé qui pourrait être du ressort" de la CPI, a-t-elle déclaré à l'AFP, affirmant que "la violence doit cesser".

"Nous regrettons l'ampleur du recours à des balles réelles"

Quatre pays européens – le Royaume-Uni, l'Allemagne, l'Irlande et la Belgique – ont eux aussi lancé un appel pour l'ouverture d'une enquête internationale, mardi 15 mai.

«Le Royaume-Uni soutient une enquête indépendante sur ce qui s'est passé», a déclaré Alistair Burt, secrétaire d'État britannique au Proche-Orient et à l'Afrique du Nord, lors d'une question urgente au Parlement. "Nous regrettons profondément l'ampleur du recours à des dépenses réelles", a-t-il ajouté, estimant "urgent de relancer le processus de paix" dans la région.

"Toutes les scènes dans la région peuvent constituer une opportunité, même les tragédies comme celle d'hier servir de tremplin pour la paix plutôt que d'alimenter de nouvelles confrontations."

"Je peux dire au gouvernement allemand que nous sommes aussi d'avis qu'une commission indépendante pourrait faire la lumière sur les violences et les affrontements sanglants dans la zone frontalière", a indiqué de son côté le porte-parole de la chancelière Angela Merkel et le gouvernement allemand, Steffen Seibert

L'Allemagne compte traditionnellement en Europe parmi les principaux défenseurs de l'État hébreu et considère la défense de l'existence d'Israël comme une cause nationale.

Gaza: le gouvernement palestinien dénonce un "massacre", Macron "condamne les violences"

En Belgique, le Premier ministre Charles Michel a appelé à "une enquête internationale menée par les Nations Unies", en estimant que "les violences commises dans la bande de Gaza sont inacceptables ". Une enquête internationale menée par l'ONU que réclame également le gouvernement irlandais.

"Le Hamas sur une escalade de la violence"

Favorable à l'ouverture d'une enquête internationale, le Royaume-Uni et l'Allemagne n'en ont pas moins pointé du doigt la responsabilité du Hamas.

Alistair Burt, secrétaire d'État britannique au Proche-Orient et à l'Afrique du Nord, un reproche au mouvement islamiste, qui contrôle Gaza et est considéré "comme une organisation terroriste" par le Royaume-Uni, d'exercer "une pression" sur la population pour arriver à ses fins.

"Il est clair que tout le monde a le droit de manifester librement, mais il est tout aussi clair que le droit de manifestation pacifique ne doit pas dériver en mouvement violent et le Hamas mise sur une escalade de la violence", a souligné Steffen Seibert, la porte-parole du gouvernement allemand.

(Avec AFP)

 L'Obs "class =" img-profil "/> </figure>
</footer></div>
</pre>
<p><br />
<br /><a href=Source link

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *