“Le Medef au feu, les machos au milieu” : le Pink Bloc, version féministe du Black Bloc

“Le Medef au feu, les machos au milieu” : le Pink Bloc, version féministe du Black Bloc


Dans le milieu autonome, il n'y a pas de jeunes gens masqués en blouson noir lunettes de piscine avec une appétence pour l'arrachage du "mobilier urbain". Bien moins connu et plus poil à gratter sont les militants et militants du "Bloc Rose". Le 1 er mai à Paris, Lyon, Toulouse et Bordeaux, plusieurs collectifs féministes et queer ont appelé à l'ancien Pink Bloc pour lutter contre les réformes de Macron et du gouvernement.

Rose en référence au capitalisme rose, un mouvement qui consiste à dénoncer l'utilisation du féminisme ou des luttes LGBT à des fins mercantiles. Bloc pour s'apparenter, en se distinguant d'eux, aux fameux Bloc noir, constitués globalement d'hommes blancs, bourgeois et hétéro.

Contre "l'Etat patriarcal et colonial"

Le Rose Bloc a émergé au début des années 2000 lors du sommet de la FMI et de la Banque Mondiale à Prague, dans les milieux anarcho-radicaux, et s'est développé lors de la mobilisation pour le mariage pour tous, puis les manifs contre les ordonnances Macron de la loi Travail. Non-violent, intersectionnel (pour la convergence des luttes) et inclusif, le Bloc rose se présente comme l'alternative "queer" au Black Bloc. Pour la révolution, certes, mais en dansant, avec la rose, des paillettes et des fumigènes mauves.

Pas question d'être là pour faire joli non plus. La tactique du Pink Bloc se base sur une résistance festive pour mieux faire diversion. Fils mais est d'annihiler l'État patriarcal et colonial et abolir l'exploitation par le travail. Le Bloc Rose a également fait entendre ses critiques radicales contre le sexisme, le machisme et l'homophobie latents de certains collectifs d'ultra-gauche. Selon une militante "queer" du Bloc rose, qui veut garder son anonymat,

"Il existe un vrai problème de déni dans ces milieux, en particulier sur les problèmes de genre, de race et de sexualité, qui sont très mal représentées".

En clair, les Black Bloc, avec leur mythologie guerrière et leurs slogans agressifs, ne donnent pas vraiment l'impression d'être particulièrement gay-friendly et ouverts aux femmes. Les révélations de violes et d'agressions sexuelles au MJS et à l'Unef en marge du mouvement #metoo, qui ont eux celles de Nuit Debout en 2016, ont aussi contribué à ouvrir le débat. Pour le Bloc Rose, nous vivons tou.te.s dans un système blanc-hétéro-patriarcal capitaliste dont nous sommes les fruits et dont les processus d'oppressions sont sans cesse reproduits. Il serait prétentieux de croire que nous avons dit et échapper, y compris dans les milieux militants, expliqué dans le groupe du Front Monstrueux Insurrectionnel (FMI), présent dans le cortège Pink Bloc du 1 er mai à Bordeaux.

"Le Medef au feu, les machos au milieu"

Pour contrer les ardeurs virilistes de leurs camarades de l'ultra-gauche, le Bloc rose de Lyon exige, lui, "des espaces en non-mixité queer et meuf à toutes les soirées, quel qu'elles soient," et l'application systématique de l'écriture inclusive dans les slogans en manifestations : "Un toit, une école des papiers POUR TOUS n'est pas un toit, une école, des papiers pour tou-te- Les femmes et les réfugiés sont également présents-e – * – s! ".

Face aux "Police, on t'enc …, fils de p …", le Bloc rose propose avec humour des slogans un peu plus fleuris: "Du bondage, pas du matraquage", ou le plus distingué: "On veut des plans à trois, pas de 49-3 ". Le Bloc de Rennes à la française et à ses slogans alternatifs d'une grande poésie: "Les flics à la vaisselle", "Le feu au feu, les machos au milieu" ou encore "Plutôt sorcières que policières" .

Marie Vaton

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