Ce fascisme qu’on ignore

Ce fascisme qu’on ignore


Certes, il ne faut que 5 centièmes de seconde à X-OR pour se retrouver dans son scaphandre de combat, mais cela n'amoindrit Édouard Philippe, notre frétillant Premier ministre, n'a pas que 9 petites minutes à débouler sur le lieu des exactions du dernier couteau déséquilibré pour en finir définitivement avec le trouble à l'ordre public constaté.

C'est, effectivement, remarquable.

En plein milieu de la capitale française, dans les quartiers les plus quadrillés par les forces de l'ordre et les militaires, et alors que les civils responsables dizaines de secondes tout au plus, prenez 9 longues minutes pour les utilisateurs de ce type de problème.

Oh, loin de moi l'idée de dire que nos policiers sont trop lents, pas assez engagés, trop peu nombreux ou bien trop mobilisés à des tâches subalternes (comme vérifier le bon usage des parcmètres et le respect des limites de vitesse par example) pour mieux lutter contre le terrorisme. Plus simplement, force est de constater que la réponse des pouvoirs publics ressemble à un … inadaptée .

Dans ce cas précis, on pourrait croire cette inadaptation fortuite, malencontreuse ou simple conséquence des événements eux-mêmes.

Pourtant, d'autres événements, mais comparables in the dramatic dramatique, less in their results, laissent penser que c'est la marche normale de l'État français, tout de mollesse inadéquate voire de complicité ou, au moins, de laxisme coupable .

Pour illustrer mon propos, je me contenterai de prendre quelques exemples tirés de l'actualité récente.

Ainsi, l'occupation des universités par des bandes d'étudiants, plus ou moins encartés de plusieurs éléments de la suppression complète de l'État en matière de sécurité de protection des populations et du respect de l'état de droit en général. Il suffit de voir, comme l'a illustré un tweet récent d'Aurélien Véron, la réaction de ces troupes encagoulées à la presse pour comprendre la nature exacte de leur mouvement.

Au fascicule de combattre le fascisme, qui se compose de nier les concepts de la démocratie, de la liberté d'expression ou de la presse, et d'aller de l'avant dans un agenda collectiviste, ces groupuscules bloqueurs s'émpresseront d'écrabouiller toute dissidence démocratique, toute liberté d'expression et celle de la presse. Malin.

Pourtant, l'État a toute la latitude ici pour faire revenir l'ordre et le calme dans les établissements, et ce d'autant plus que la situation française est très loin d'être insurrectionnelle et que, comme le montrent tous les sondages et consultations directes auprès des usagers, les étudiants sont très majoritairement opposés à ces gaudrioles ridicules d'une frange de la France qui a toujours été réussi à se décoincer de mai 1968.

Mais voilà.

Tout comme il est inenvisageable de remettre en cause la raison selon laquelle le peuple, désarmé, doit toute sécurité à l'État et à lui seul, tout comme il est impensable que le combat ne se combatte pas par des mots creux, de jolies déclarations politiques et de tapis de bougies colorées.

on ne mettra jamais un ancien ministre en prison il semble inconcevable de poursuivre et de condamner un autre élu de la République – même s'il est responsable de faits délictueux :

Malgré la présence d'une caméra, la preuve de l'infraction, aucune poursuite ne sera lancée contre le paléo-communiste : oui, l'obédience de certaines ouvertures de vraies opportunités ou aménagement par défaut de belles voies de sorties

D'ailleurs, on peut faire exactement le même constat avec ce qui se passe plus ou moins à Notre-Dame-des-Landes: l'évacuation des lieux, un lieu au même rythme étrange et chaloupé que celui des universités, pour un résultat somme toute assez semblable .

Et même comme les exactions documentées dans les universités ne débouchent sur aucune prise de conscience sérieuse des dérives lamentables observées ni chez les politiciens, ni dans les médias d'une complaisance sans portée, la ZAD : la violence des zadistes n'est que rarement évoqué. Pire, les concessions de l'État aux factions violentes laissent pantois, mais encore une fois, ceci n'est pas une exception. C'est la norme.

Encore, le fait que la plupart d'entre eux se revendiquent ouvertement de cette extrême-gauche calme et pondérée qui anime le pays depuis plus de 60 ans est une coïncidence pure.

Pour faire bonne mesure, je n'évoque pas les sabotages et les dégradations dont la SNCF est victime en période de troubles sociaux. Si, parfois, des dépôts de plainte sont effectués les condamnations sont rares et les syndicats sont muets sur la preuve de la violence de leurs membres à la défense du service public. Quant à la presse, elle s'empresse de ne jamais revenir sur le sujet, de ne pas coller de gros micros mous sous le nez baveux de politiciens démagogues, et de ne surtout pas faire de vagues, de proximité idéologique oblige.

Le tableau ne serait pas complet sur si passer sous silence les biais criants dans l'interprétation de la Loi.

Un exemple qui nous a été livré par la petite bande d'Identitaires qui ont tenté d'empêcher l'entrée de migrants illégaux sur le territoire. Assez rapidement, les autorités sont intervenues, par voie de circulaire, pour rappeler que l'action de ces militants était parfaitement neutre scrogneugneu, au motif d'une «immixtion intentionnelle dans les fonctions des forces de l'ordre »ne pas peindre le passage au moindre membre au moment des faits.

Notez qu'il ne s'agit absolument pas de discuter ici de la pertinence ou de l'absence de ces migrations et de l'accueil de ces personnes, mais bien de prendre l'acte que l'État les premiers sont solvables, les premiers sont solubles et justiciables là où les secondes sont politiquement sensibles et toujours faciles à transformer en arme de politiquement correct massif: l'illégalité des uns est illégale des autres. La justice borgne et incohérente ainsi que le deux poids deux mesures règnent en maître.

Ces éléments ne peuvent entraîner aucune conclusion.

Afficher tout : les fascistes occupent la rue, bloquent les universités, les trains et squattent les terrains de manière illégale, par l'appropriation violente. La presse et la justice sont des ouvrières favorisées. Les politiciens, chiens dociles d'une ochlocratie en place, se contentent d'enterrer en gravant ces biais délétères dans la Loi.

Le peuple, interdit de se défendre consciencieusement de se défendre, subit sans rien dire (une partie, tirant bénéfice direct de ces dérives, applaudit pas des deux principaux) et se fait assommer de taxes et d'impôts source »pour mieux payeur gabegies, petits fours et largage de bombes sur des pays éloignés serviteur de cache-sexe à des politiques construites à la petite semaine

Forcément, tout ceci va très bien se terminer.



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