Les Français prêts à tarifer l’assurance santé d’après le comportement

Les Français prêts à tarifer l’assurance santé d’après le comportement



La sécurité sociale n'a pas ou n'a plus vocation à rembourser la totalité des dépenses de santé .

Par Éric Verhaeghe

OpinionWay a réalisé le nouveau baromètre annuel de Deloitte. Les réponses en surprenant: Les Français sont prêts à une tarification de la santé sur le comportement et sont déçus par la réforme du contrat responsable. Ils sont majoritairement que le recours à une surcomplémentaire individuelle est un choix pertinent …

Le baromètre n'est pas encore publié, mais il suscite déjà de nombreux commentaires contradictoires dans la presse. Ainsi, Le Quotidien du Médecin évoque des « Français fiers de leur système de santé », quand Le Parisien [traduction] de moins en moins satisfait ». Il faut lire entre les lignes du sondage pour mesurer toute subtilité des raisonnements qui sont en vigueur

La surcomplémentaire individuelle comme solution inévitable

Passons d'abord aux considérations habituelles sur: Êtes-vous contenu de votre système de santé? qui ne veut pas dire grand choix. Sur notera exclusivement, le taux de satisfaction est réduit de 9 points (de 86 à 77%). Faute d'un débat national sur le sujet et d'une perspective de sortir du système actuel, cet effondrement du taux de satisfaction en si peu de temps sur le long scepticisme français visage aux grandes tirades des pouvoirs publics sur les politiques qui sont

D'une manière générale, les Français ont agi que la Sécurité sociale n'avait pas ou pas plus vocation à rembourser la totalité des dépenses de santé. D'où un résultat tout à fait intéressant, présenté en détail par Le Quotidien du Médecin :

Près de deux niveaux de sondés (64%) ont le sentiment d'une croissance de leur reste à la charge de la mise en place des nouveaux contrats responsables (qui fixent des plafonds de remboursement). Dans ce contexte, 20% des sondés ont déjà été opté pour une couverture supplémentaire médicale et 17% envisagent d'y recourir au cours des 12 prochains mois! Concrètement, ils ont déboursé 26 euros en moyenne par mois pour payer le remboursement de leurs dépenses santé et 14 euros en moyenne pour bénéficier de nouveaux services.

Pour un remboursement de 26 euros pour les remboursements santé et 14 euros pour les services nouveaux correspondent aux attentes du marché. À bon entendeur!

La tarification au comportement progresse

Autre chiffre d'importance, Relevé par BFM : «Nous sommes en train de calculer le coût de la santé en fonction de notre mode de vie. ] This information in English has been long of the English of the safety of the safety of the social security in the security of the Social Security. La tendance naturelle de la société française l'incline désormais à une atténuation du risque par une tarification selon les différents individus, sur le modèle de l'assurance automobile. Cette tendance est à retenir.

Pour les pouvoirs publics, ce qui constitue un signal important dans la compréhension du risque d'avoir les Français.

Remboursement de certains patchs anti-tabac

Dans cette suite logique, beaucoup plébisciteront le remboursement de certains patchs anti-tabac . Cette mesure dans le cadre du plan «Priorité à la prévention» a été présentée fin mars par la ministre de la Santé. Après la gomme à mâcher Nicotine EG (fabriquée par EG Labo), prise en charge par la Sécu depuis le 28 mars, le patch NicoretteSkin (de Jonhson & Jonhson) a été inscrite au remboursement par un arrêté paru mardi au Journal officiel et qui convient effet «au quatrième jour suivant (sa) date de publication».

Prix unique pour les produits ou les arômes: 14,14 euros pour Nicotine EG et 28,55 euros pour NicoretteSkin, remboursés à 65% par l'Assurance maladie.

Il s'agit d'une étape importante dans le développement d'une stratégie de prévention … dont il est curieux qu'elle ne soit pas intervenue plus tôt.

Épidémie d'obésité dans le monde

Au chapitre des mauvaises nouvelles, on notera que l'OMS vient d'alerter sur l'épidémie d'obésité qui frappe la planète. Le phénomène est marqué en Europe où le taux d'obésité a atteint 17% de la population, et le taux de surcharge pondérale les les 50%.

Cette épidémie est due à la transformation des modèles alimentaires. Laurent Barrat explique :

Les progrès technologiques de l'agro-industrie ont favorisé la mise en marché des produits peu chers, riches en gras, en sucre et en sel […] Notre environnement alimentaire nous incite au plaisir de la nourriture au -delà de ce dont nous n'avons pas besoin.

La malbouffe triomphe, et nos filières agricoles traditionnelles souffrent.

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