Renouvelables : le déclin des investissements

Renouvelables : le déclin des investissements


Ceux qui prétendent sauver l’Europe à coup de milliards de milliards d’investissements verts regardent les chiffres de plus près

Par Rémy Prud’homme.

Michael Bloomberg est un milliardaire américain, membre du parti démocrate, ancien maire de New York. C’est un poste de défenseur de l’environnement, c’est-à-dire qu’il a été nommé par le Secrétaire général des Nations Unies. On ne peut pas utiliser le filtre de développement des énergies propres.

Les investissements dans l'énergie sont propres en déclin

Le rapport que la société publie qu'il dirige (fait une filiale aux énergies nouvelles) montre que les investissements dans l'énergie propre, comme l'éolien et le photovoltaïque, ont diminué dans la plupart des pays du globe au cours des années 2010. Le point a été atteint en 2011. Depuis cette date, les investissements stagnent ou diminuent, à des taux divers selon les pays et les années.

La COP21, en 2015, pour sauver le monde grâce aux investissements massifs dans ces domaines. Elle n'est rien de fait. Au contraire, les années 2016, 2017 et 2018 sont marqués par une accélération de la baisse des investissements.

Cette baisse concerne surtout l’Europe. En Amérique, les investissements dans les énergies renouvelables, qui sont relativement faibles, sont à peu près stables. En Chine, qui pèse lourd dans le tableau, ils ont continué à augmenter jusqu'en 2015, ils stagnent depuis cette date; en Chine, Où tout est, la stabilité est un quasi déclin.

En Europe, le recul des investissements annuels est massif: -60% entre 2011 et 2017. L'expérience européenne dans ce domaine est particulièrement significative, non seulement parce qu'elle est proche, mais surtout parce que c'est là ne sont pas les États-Unis, ni en Chine, encore moins en Afrique – que les renouvelables ont été glorifiés, adorés, subventionnés, les plus récents. En 2011, l’Europe qui produit 17% de l’électricité mondiale assurait la moitié de l’électricité renouvelable du globe.

Le pays est très remarquable dans les pays qui sont toujours disponibles: Allemagne, Espagne, Italie. En Allemagne la baisse entre 2011 et 2017 est d’environ 90%. En Espagne et en Italie, il est quasiment 100%, c'est-à-dire que ces pays ont des investissements directs dans les énergies renouvelables depuis 2013 ou 2014; on notera au passage on a totalement ignoré les engagements de l’Accord de Paris »

Les raisons du déclin

Comment onexplique cet effondrement? La raison immédiate est que ces pays ont réduit (Allemagne) ou supprimé (Espagne et Italie) les subventions qui sont dues aux investissements importants du début de la décennie. Plus de subventions, plus d’investissements.

Coûts de transport des énergies renouvelables – principaux coûts de transport, diminution de la durée de fonctionnement des formes classiques 'électricité (et donc coût de production unitaire de production).

Ces externalités grandissent plus vite que le poids des énergies renouvelables dans la production d'électricité. 10% (en 2011, il était de 17% en Espagne et 11% en Allemagne, et il augmentait rapidement), ces externalités deviennent plus importantes et plus visibles. La réalité commence à compter davantage que l’idéologie. Les gouvernements freinent, c’est-à-dire réduisent les investissements. La courbe des investissements dans les énergies renouvelables est une courbe

Bien entendu, le déclin des investissements ne veut pas dire une diminution de la production d'électricité. Celle-ci est déterminée par le stock de capital. La production d’électricité éolienne et photovoltaïque a continué d’augmenter. Elle a réalisé en 2017 dans le monde 6% de la production d'électricité.

Pour plus de détails sur la situation et l’évolution de l’Europe, que l’investissement dans les énergies renouvelables, les emplois On ne peut pas compter sur eux pour la croissance et l'emploi. Ceux qui prétendent sauver l’Europe à coup de milliards de milliards d’investissements verts sont bien inspirés de réfléchir sur les chiffres publiés par M. Bloomberg.

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